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EXCLU AFU Comores – Stefano Cusin : « J’avais décidé qu’après la CAN que je mettrais un terme à mon aventure »

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Dans une interview exclusive accordée à AFU, Stefano Cusin est revenu avec lucidité et fierté sur son passage à la tête de la sélection des Comores. Après deux ans et demi marqués par une progression spectaculaire, le technicien italien a décidé de tourner la page, estimant être arrivé au bout de son cycle.

Lorsqu’il prenait les rênes de la sélection en octobre 2023, la situation était délicate. L’équipe sortait d’une non qualification à la CAN et occupait une modeste 135e place au classement FIFA. Deux ans plus tard, le constat est radicalement différent. « En deux ans, on a gagné 30 places, ce qui représente la meilleure progression en Afrique. Les Comores sont l’équipe qui a le plus progressé », souligne-t-il. Une dynamique qui s’est traduite sur le terrain par des performances marquantes. Il a connu des victoires contre des nations majeures comme le Ghana, la Tunisie ou encore le Cap-Vert, sans oublier des succès décisifs face à la Gambie et Madagascar.

Le point d’orgue reste sans doute la campagne de qualification à la CAN, avec une première place de groupe, invaincue, avec la meilleure attaque et la meilleure défense, ponctuée d’un exploit historique en Tunisie, où les locaux n’avaient plus perdu depuis 14 ans.

Une équipe transformée

Au-delà des résultats sportifs, Stefano Cusin insiste sur la transformation structurelle de l’équipe. « Quand j’ai pris l’équipe, sa valeur marchande était estimée à 3 millions d’euros environ, selon Transfermarkt. Aujourd’hui, elle tourne autour de 20 millions », explique-t-il. Cette évolution s’explique par l’intégration de binationaux, mais aussi par la progression de jeunes joueurs désormais présents dans des clubs de première et deuxième division. Le sélectionneur a d’ailleurs fait du rajeunissement une priorité. « L’équipe était vieillissante. On m’avait demandé d’intégrer des jeunes, et j’en ai incorporé une quinzaine. Une équipe compétitive, c’est toujours un mélange d’expérience et de jeunesse », indique-t-il. Un choix assumé, illustré notamment lors d’un match amical remporté 4-0 contre la Namibie, avec sept titulaires âgés de 18 à 21 ans.

« Il ne faut pas oublier que nous avons fait un parcours exceptionnel lors des éliminatoires de la Coupe du Monde. On a été premiers pendant longtemps, et malheureusement, on n’a pas joué sur notre terrain pendant deux ans, ce qui nous a pénalisés. Je pense que si on avait joué à domicile, je ne dis pas qu’on allait se qualifier directement, mais on pouvait au moins aller aux barrages », confie-t-il.

Une décision réfléchie, sans regret

Malgré ces succès, Stefano Cusin affirme n’avoir aucun regret quant à son départ. « J’avais décidé qu’après la CAN que je mettrais un terme à mon aventure. Je pense qu’on était arrivé au maximum de nos possibilités », ajoute le technicien italien.

Son départ est également motivé par des divergences de vision avec la fédération concernant l’avenir. « On n’avait pas forcément la même vision du futur. Il était important pour eux d’avoir un nouveau langage, et pour moi de relever un nouveau challenge », souligne Cusin

Face aux rumeurs évoquant une motivation financière derrière sa décision, il s’inscrit en faux. Il insiste : sa décision n’a jamais été motivée par des considérations financières, mais bien par la conviction d’avoir accompli sa mission.

Une pause avant un nouveau défi

A la suite de l’annonce de son départ de la tête des Coelacanthes, Stefano Cusin a décidé de garder le silence. Une pause voulue après sept années de travail ininterrompu. « J’avais besoin de me ressourcer, de passer du temps en famille », explique-t-il. Désormais, il observe attentivement le football mondial. La Ligue des champions africaine, les compétitions internationales, matchs européens, etc sont entre autres son quotidien. Une période qu’il met à profit pour analyser et préparer la suite.

Un avenir encore ouvert

Si aucune destination n’est encore officialisée, les discussions existent. « Déjà avant, pendant et après la CAN, il y a eu des discussions. Mais naturellement, il y a des choses qui nécessitent du temps. Je ne cherche pas n’importe quoi. Je veux une équipe compétitive, avec un projet solide et des personnes qui partagent la même vision », a conclu Stefano Cusin qui prend tout son temps pour choisir. Clair dans ses ambitions, il entend s’inscrire dans un projet cohérent et ambitieux, fidèle à la philosophie qui a fait son succès aux Comores.

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