CAN 2023 : Les sélectionneurs locaux imposent le respect

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La Côte d’Ivoire a remporté la CAN 2023 grâce à Emerse Faé. C’est la troisième fois consécutive qu’un entraîneur africain s’impose dans la compétition après Djamel Belmadi en 2019 et Aliou Cissé lors de l’édition 2021. De quoi dire que les sélectionneurs locaux imposent le respect désormais. Ils arrivent à exister et méritent certainement plus de considération.

Le coaching n’a plus de secret pour les entraîneurs africains. Du moins, la Coupe d’Afrique des Nations n’en a plus pour ces derniers. Ils arrivent à s’imposer, et ce depuis la toute première édition. Mais dernièrement, cela est devenu plus régulier. Depuis Hugo Broos en 2017, aucun entraîneur non-africain n’a réussi à décrocher le sacre continental. On se demandait si cela allait continuer à la CAN 2023, mais la réponse est là. Sur les dernières éditions, le résultat est impressionnant.



Seulement trois sélectionneurs non-africains depuis 2006

Une chose est sûre, les entraîneurs africains ont repris le flambeau. Le constat l’exprime assez bien. Ils ont raflé la mise sur les 10 dernières éditions de la CAN, c’est-à-dire à compter de 2006. Tout est parti du triplé historique réalisé par l’Egypte et un certain Hassan Shehata. Ce dernier a conduit les Pharaons à réaliser une performance inégalable à ce jour. On est tenté de dire qu’il a laissé un bel héritage aux autres entraîneurs du continent. C’est comme un défi qu’il fallait relever. 

Ainsi, Stephen Keshi avec le Nigéria en 2013, Djamel Belmadi avec l’Algérie en 2019, Aliou Cissé à l’édition 2021 puis Emerse Faé à la CAN 2023 lui ont emboîté le pas en allant décrocher un titre pour leurs nations respectives. Seuls Hervé Renard avec la Zambie (2012) et la Côte d’Ivoire (2015), puis Hugo Broos avec le Cameroun (2017) ont réussi à s’incruster dans la dynamique. Ce qui fait un bilan de 7 CAN sur 10 pour le coaching africain. C’est une moyenne considérable qui met en valeur le travail et le progrès qui se fait au niveau de ce métier d’entraîneur sur le continent. En 34 éditions, 15 fois un sélectionneur local a remporté la CAN.

Le challenge a pris une portée internationale

Bien que des entraîneurs expatriés soient à la tête de certaines sélections africaines, aucun d’entre eux n’a pu qualifier son équipe à la Coupe du monde 2022. Au Qatar, les cinq représentants de la CAF ont été conduits par un sélectionneur local. Une première historique dans l’histoire de la compétition. Mais ils ne se sont pas limités qu’à une simple représentativité. Il fallait prouver quelque chose aux yeux du monde. 

C’est le cas du Maroc qui a atteint les demi-finales du Mondial 2022 sous les commandes de Walid Regragui. Aucune équipe africaine n’avait atteint ce niveau de la compétition par le passé. Le Sénégal d’Aliou Cissé a aussi dépassé le premier tour. Le technicien sénégalais et ses Lions de la Teranga ont rebroussé chemin en huitièmes de finale. Les trois autres équipes n’ont pas pu sortir de la phase de groupes, mais ont fini la compétition avec au moins une victoire. Il s’agit de la Tunisie contre la France (1-0), du Cameroun contre le Brésil (1-0) et du Ghana face à la Corée du Sud (2-3). C’est une bonne note qui promet des améliorations en vue de la Coupe du monde 2026. 

Il est temps de faire confiance à “nos entraîneurs”

L’évidence, c’est de donner plus de chance aux entraîneurs africains. Non seulement ça, ils ont besoin de s’exprimer sur la durée. La recherche spontanée et effrénée de résultats ne devrait pas prendre le dessus sur le travail abattu par les sélectionneurs. Les preuves sont là, elles pourraient faire école auprès de plusieurs dirigeants du football africain. La balle est lancée par Emerse Faé, rendez-vous à la CAN 2025 pour savoir qui va la récupérer.


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