CAN 2023 : La CAN du mental

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La CAN 2023 a pris fin ce dimanche 11 février avec le sacre de la Côte d’Ivoire. Elle a offert un mois de scénarios improbables, mais surtout de démonstrations de force par les différentes équipes. Celles-ci ont fait preuve de résilience pour arriver à exister dans le tournoi. Le parcours de la sélection ivoirienne le schématise si bien.

Dès les premiers matchs, la CAN 2023 a très vite fait de ramener les spectateurs et acteurs du football à la réalité. Les chances sont égales pour toutes les équipes. Pas de cadors, pas d’outsiders, seuls les meilleurs passeront. Rapidement, les sélections favorites se sont fait surprendre pour par la suite se retrouver en difficulté. Ces formations qualifiées de “petits poucets” ont passé un message fort de sens. Il fallait être fort dans la tête et ne pas se laisser dominer par le complexe d’infériorité. Et cela, toutes les équipes l’ont compris au fil de la compétition. Beaucoup ont rendu hommage aux sélections du Cap-Vert, Angola, Namibie et Mauritanie.



La qualité oui, mais le mental avec

Les conditions climatiques n’ont pas forcément aidé dans ce tournoi. Jouer des matchs à 14h GMT dans une telle région chaude n’était pas évident. Presque tous les participants s’en sont plaints, notamment avec un calendrier corsé qui n’arrange pas les choses. Ce n’est pas idéal pour la pratique du football professionnel. Il fallait donc faire appel à une force supplémentaire. Malgré la qualité de toutes les équipes présentes telles que celles du Sénégal, du Maroc ou de l’Algérie, le mental était indispensable. Et à cette épreuve, très peu ont réussi. La Côte d’Ivoire en est la parfaite illustration.

Une série de scénarios improbables

Quand c’est dur, ce sont les durs qui avancent. C’est à ce dicton qu’ont répondu les Ivoiriens dans la compétition, ajoutée à la pression de jouer à domicile. Victorieux d’entrée, ils ont perdu leurs deux matchs suivants du groupe A avec en bonus l’humiliation subie face à la Guinée Equatoriale (4-0). 3e au classement à la fin du premier tour, ils se retrouvent à cheval entre élimination et repêchage. Heureusement pour eux, ils sont repêchés pour continuer l’aventure. Ce qui leur a donné plus de regain.

Dans ce contexte, il leur a fallu aussi prendre par une vague d’émotions pour arriver à soulever le trophée. Contre le Sénégal en huitièmes de finale, les Ivoiriens ont couru derrière l’égalisation (obtenue à la 86e minute) avant de renverser le tenant du titre aux tirs au but (4-5). Même scénario face au Mali en demi-finales. Menés, ils égalisent à la 90e minute, avant de prendre le dessus dans les prolongations (1-2). En finale, le Nigéria dominait à la pause. Mais au retour des vestiaires, les Ivoiriens ont renversé les Super Eagles pour un score de 1-2 finalement.

Autres faits marquants

La Côte d’Ivoire a sans doute prouvé que la CAN peut se gagner autrement avec des victoires irrationnelles pour la plupart. Mais la démonstration de la force mentale ne se limite pas qu’à elle. Le Nigéria l’a démontré en demi-finales. Alors que les Super Eagles menaient tranquillement au score, ils subissent un scénario rebondissant. L’Afrique du Sud égalise dans les derniers retranchements du temps réglementaire. A 1-1, les deux équipes vont pour les prolongations, puis les tirs au but. Les Nigérians, certainement bouleversés par ce retour de scénario, ont su trouver les ressources mentales pour réussir haut les mains cette guerre des nerfs, cette épreuve fatidique (4-2).

Lors de la petite finale, l’Afrique du Sud a vécu à son tour une situation similaire. Après avoir défendu pendant pratiquement toute la rencontre face à la RDC, elle se voit mener dès le début de la séance des tirs au but. Mais Ronwen Williams a su ramener les Bafana Bafana dans le jeu avec un arrêt décisif. Par la suite, il a récidivé avec une nouvelle claquette pour offrir le bronze aux siens. Cette CAN s’est jouée au mental jusqu’au bout. Les nerfs étaient à l’épreuve.


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