Can 2023-Burkina-Faso : Une énième fois, les Étalons ratent la confirmation

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L’on pensait révolu ce temps où le Burkina-Faso faisait office de nation surprise lors d’un rendez-vous de Can. Tout simplement, parce qu’elle avait commencé à habituer plus d’un à “une envie répétitive de trophée”. Cet objectif encouragé par son titre de vice-champion en 2013 glané en Afrique du Sud, sa troisième place en 2017 (Gabon) et ses deux chutes au pied du podium (1996, 2021) respectivement en Afrique du Sud et au Cameroun n’a pas connu une suite logique de couronnement que certains lui avaient prédit en Côte d’Ivoire lors de la 34è édition.

Échec de la mission « Il y a une grande volonté d’aller chercher la qualification » annoncé par le sélectionneur du Burkina-Faso Hubert Velud le 29 janvier 2023 (soit un jour avant la défaite 2-1 en huitième de finale face au Mali). Une élimination logique au vu de la prestation mitigée en phase de groupe des Étalons devenues “Étoiles Filantes”.

Première moitié de compétition habituelle

Comme en 2021, le Burkina-Faso n’a engrangé que 04 points sur 09 en phase de pool. Suffisants pour se hisser au second tour certes, mais pas pour espérer mieux dans la suite de la compétition. La victoire d’entrée sur le fil face à la Mauritanie et le match nul arraché contre l’Algérie 02 buts partout 04 jours après étaient l’arbre qui cachait la forêt. S’en sont suivis deux défaites coup sur coup face à l’Angola (2-0) lors du troisième match de groupe, et l’élimination en huitième de finale face aux Aigles. Une victoire, un match nul et deux défaites en 04 rencontres, c’est le triste bilan de la quatrième meilleure nation de l’édition 2021 qui au total repart avec 06 buts encaissés pour 04 marqués dont trois sur penaltys. Une performance en demi-teinte désavouée par les supporteurs de l’équipe et quelques analystes qui espéraient mieux venant des coéquipiers de Bertrand Traoré.



La première étoile semblait si proche, mais était loin en réalité

C’est une énième confirmation manquée pour le pays des hommes intègre. Depuis l’épopée des icônes Aristide Bancé et Jonhathan Pitroipa en 2013 où elle a terminé à la deuxième loge du podium, la nouvelle génération représentée par plusieurs nouveaux jeunes tente vainement de faire mieux mais échoue dans son élan. Une plus grosse déception surtout, après l’élimination dans cette 34è édition que la presse locale justifie doublement. L’impertinence des choix du sélectionneur Hubert Velud (déjà en proie à des critiques sur son système de jeu avant le début de la compétition) et le manque d’engagement des joueurs (malgré la présence des stars tels que Dango Ouattara, Edmond Tapsoba et le vétéran Bertrand Traoré).

Cruelle manque d’efficacité

Pour remporter une compétition, il est indéniable d’accorder du crédit à l’option défensive. Mais il est encore plus une obligation sine qua non d’avoir des atouts offensifs pouvant créer des velléités. Quitte à les concrétiser pour prendre et assurer l’avantage. Ce dernier aspect est le péché mignon du Burkina-Faso qui n’a pas su montrer une forte volonté oppressive dans la moitié de terrain adverse. En quatre matchs disputés les 15 tirs cadrés tentés entre autres par Dango O. Aziz Ky, M. konaté ou encore M. Bangré n’ont véritablement réussi a faire mouche qu’une seule fois si l’on exclue les trois penaltys transformés par Bertrand Traoré. Des stats assez médiocres et logiquement insuffisants pour prétendre réitérer des précédents exploits remarquables.

La crise que connaît la FBF n’est pas moins-responsable

Le Burkina-Faso mériterait de passer un cap après sa série d’expérience plus ou moins exceptionnelle ces dernières éditions. Cependant, au vu de ce qu’elle a affiché tout au long de cette 34è édition de la Can, elle est plutôt à sa place de façon logique. Ainsi donc, pour revenir à ce niveau qu’elle a habitué les férus du cuir rond depuis une décennie, le Burkina Faso doit au-delà d’une réflexion interne sur les maux qui ont conduit à cet échec, résoudre les crises politiques au sein de la FBF matérialisées par l’absence d’un stade homologué par la FIFA sur son territoire depuis 03 ans. Également mettre fin aux querelles entre le président de la fédération burkinabé de football Lazare Banssé et ses antagonistes de la Ligue de Football. Ces derniers qui exigent sa démission par une note officielle du 13 novembre 2023 signée et diffusée avec pour motivation supplémentaire «le remboursement de la retenue des 25% opérée sur les subventions destinées aux clubs correspondant à la somme de 84 000 000 de francs CFA». Un scénario interminable qui n’est pas de nature à favoriser l’enregistrement de brillantes performances sportives


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