Ancien joueur professionnel et attaquant, Stéphane Robinet a croisé pour la première fois Hervé Renard comme entraîneur à Cherbourg en National (D3 France) en 2006. Depuis, les deux hommes sont toujours restés en contact. Le chef d’entreprise a réagi pour AFU à la nomination de son ami à la tête de la Tunisie.
Es-tu surpris par la nomination d’Hervé Renard à la tête de la Tunisie ?
Je te cache pas, j’étais assez surpris même si je l’ai quand même régulièrement par message ou en ligne une fois par mois. Alors surpris de prendre la Tunisie, mais pas surpris de vouloir faire une Coupe du Monde parce que je sais qu’il est passionné par les Coupes du Monde et d’en faire une, ça n’a pas de prix. La Tunisie est une très grande nation, une très grande équipe. C’est clairement une opportunité qu’il ne peut pas laisser passer.
Sachant qu’il aurait peut-être pu faire le Mondial 2026 avec l’Arabie Saoudite avant de se faire limoger un peu avant…
Oui, c’est clair. Je pense que lui, dans sa tête, il s’était aussi conditionné à faire cette Coupe du Monde. Je sais qu’il y avait beaucoup de déceptions de sa part de ne pas la faire. Justice est faite, il est à la Coupe du Monde. Et le pire, c’est que je pense qu’il va faire quelque chose de très sympa avec la Tunisie.
Pour toi, qu’est ce qu’il peut apporter à la sélection des Aigles de Carthage ?
De la fraîcheur. C’est souvent ce que les joueurs ont besoin, d’avoir de la fraîcheur, d’avoir un discours différent. Et de toute façon, on le voit maintenant le jour dans n’importe quelle équipe, en club ou en nation. Ça remet un peu tout le monde en question, les joueurs vont tous se remettre en question, tout le monde va vouloir prouver qu’il est meilleur que son coéquipier et c’est souvent ce qu’un entraîneur recherche, c’est d’aller chercher le meilleur de chacun à travers la concurrence. Je pense qu’il va rebattre un peu les cartes et mettre de la concurrence et je pense qu’il y en a besoin.
Aucun événement.