Le Maroc continue d’écrire son histoire dans cette Coupe du Monde 2026. Ce mardi, les Lions de l’Atlas ont validé leur billet pour les huitièmes de finale en éliminant les Pays-Bas au terme d’un duel intense, confirmant une nouvelle fois leur montée en puissance sur la scène internationale. Un succès qui s’inscrit dans la continuité d’un long processus de reconstruction amorcé depuis plus d’une décennie sous l’impulsion de Fouzi Lekjaa.
Arrivé à la tête de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) le 13 avril 2014, en remplacement de Ali Fassi Fihri, Fouzi Lekjaa hérite alors d’un football marocain en pleine crise, avec une sélection nationale reléguée à la 81e place du classement FIFA. Une situation préoccupante qui nécessitait une refonte profonde. Dès sa prise de fonction, le dirigeant marocain impulse une nouvelle vision, portée par une forte volonté politique. Il lance une vaste stratégie de modernisation du football national, axée sur la professionnalisation des clubs, la restructuration des compétitions et la rénovation des infrastructures sportives.
Un vaste chantier interne
Sous son mandat, la Botola Pro et la Botola Pro 2 sont réorganisées avec un format plus stable à 16 clubs chacune, tandis que le football amateur bénéficie d’un nouvel élan à travers plusieurs ligues régionales regroupant des centaines de formations. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Aujourd’hui, les clubs Marocains sont une référence sur le continent africain avec plusieurs titres au niveau des compétitions interclubs de la CAF. Parmi les réformes phares, l’obligation faite à chaque club de disposer de trois catégories de jeunes (U17, U20 et Espoirs) marque un tournant dans la politique de formation.
Un président ambitieux
Réélu en 2017 pour un second mandat, Fouzi Lekjaa étend aussi son influence sur la scène continentale et mondiale. Il gravit les échelons au sein de la Confédération africaine de football, occupant plusieurs fonctions stratégiques, avant de rejoindre en 2021 le conseil de la FIFA. Son passage à la tête de la FRMF est également symbolisé par l’inauguration du Complexe Mohammed VI à Salé en 2019, véritable joyau du football africain. Ce centre de haute performance, étendu sur 30 hectares et doté d’équipements ultramodernes, est devenu le cœur battant du football marocain, aussi bien pour les sélections masculines que féminines. Sa vision pour le football marocain convainc les binationaux à adhérer massivement à son projet.
Les résultats sportifs n’ont pas tardé à suivre. En 2022, à la Coupe du Monde de la FIFA 2022, le Maroc entre dans l’histoire en devenant la première nation africaine à atteindre les demi-finales d’un Mondial, avant de terminer à la quatrième place. Un exploit qui a changé la perception du football africain dans le monde. Depuis, la dynamique s’est poursuivie. Finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, le Maroc s’illustre également dans les catégories de jeunes avec un sacre continental chez les U17 et un titre mondial chez les U20, preuve de la solidité de son système de formation. Le football féminin, lui aussi, connaît une progression remarquable, porté par les mêmes investissements structurels.
L’exploit réalisé ce mardi face aux Pays-Bas en seizième de finale de la Coupe du Monde 2026 apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un projet mûrement construit. Plus qu’un simple dirigeant, Fouzi Lekjaa s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux artisans de l’ascension du football marocain, devenu une référence en Afrique et un modèle de développement sur le plan international.
Aucun événement.
