Malaise : La violence frappe encore dans les stades de football en Afrique !

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Les actes de violence dans les stades en Afrique sont Monnaie courante, mais spécialement ces derniers jours, le phénomène a pris de l’ampleur.

Focus sur un phénomène qui gâche de plus en plus le spectacle et qui coûte parfois des vies.

Décès d’une supportrice du Raja suite à une bousculade

Une jeune marocaine a rendu l’âme samedi soir à cause d’une bousculade devant les portes d’entrée des supporters au Complexe sportif Mohammed V avant le match Raja Casablanca – Al Ahly du Caire en Ligue des Champions de la CAF.

« Une supportrice de l’équipe du Raja Casablanca, âgée de 29 ans, est décédée alors qu’elle se trouvait aux alentours du complexe sportif Mohammed V, pour assister au match opposant le Raja à l’équipe égyptienne Al Ahly lors du match retour des quarts de finale de la Ligue des champions de la Coupe d’Afrique de football », a indiqué la préfecture de Casablanca, dans un communiqué.

L’organisation scandaleuse était derrière ce drame puisque « beaucoup de ceux qui se trouvaient dans les tribunes n’avaient pas de billets pour le match, tandis que des supporters avec des billets ont été empêchés d’entrer sous prétexte que le stade était plein », selon une source marocaine.

On déplore aussi des affrontements entre des supporters et les forces de l’ordre lors de l’ouverture des portes d’accès au stade, ainsi que d’une bagarre générale avec des jets de bouteilles entre groupes d’ultras rivaux, au cours de la rencontre, selon un photographe de l’AFP.

Les Ultras marocains ne sont pas à leur première puisque, rappelons-le, ces groupes ont été dissous en 2016 après la mort de deux supporters, avant qu’ils ne soient à nouveau autorisés à exister, deux ans plus tard.

Un supporter avec une tronçonneuse lors d’EST-JSK

Des tensions ont également éclatées dans les tribunes lors du quart de finale retour entre l’Espérance Sportive de Tunis et la Jeunesse Sportive de Kabylie. Des affrontements entre les supporters Sang et Or et les forces de l’ordre ont causé un retard de 40 minutes de la reprise de la seconde période. Certains supporters ont mis le feu à leur enceinte dans une scène irréaliste. Un supporter s’est même fait remarqué en se baladant avec une tronçonneuse au milieu des gradins dans un chaos ambiant.

Si le match a pu reprendre et aller à son terme, la JS Kabylie a logiquement porté plainte auprès de la CAF déplorant l’insécurité qui a régné tout au long de la rencontre qui s’est soldée sur un score de parité (1-1) synonyme d’élimination pour les Algériens. « Nos dirigeants ont activement interpellé les officiels de la CAF quant à l’atmosphère invivable qui remettait en question la sécurité de nos supporters et celle de notre délégation, allant même à demander l’arrêt du match au fil du temps qui s’écoulait, a indiqué le club algérien. Hélas, les officiels, ont persisté dans leur démarche de faire reprendre le jeu en brandissant étrangement les sanctions qui tomberaient sur la JSK en cas de refus de regagner le terrain », ont communiqué les Canaris après le match.

Les autorités tunisiennes ont arrêté l’homme à la tronçonneuse ainsi que 67 autres supporters de l’EST et a pris la décision d’interdire l’accès aux stades aux supporters ayant moins de 18 ans. Une décision qui était en vigueur par le passé et qui a été annulée au début de la saison passée.

Un arbitre copieusement tabassé au Cameroun

Au Cameroun, l’arbitre du match de l’Elite Two opposant AS Lausanne à Rangers Fc de Bafut a été copieusement roué de coup par les supporters. Au cours de cette rencontre déterminante entre un club qui joue son accession en Ligue 1 et un autre qui joue sa survie en Ligue 2, les supporters du club de Yaoundé ont agressé les officiels du match, jugeant leur rendement pas à la hauteur de l’affiche.
L’AS Lausanne de Yaoundé a d’ailleurs payé cher cette conduite d’écart de leur supporter en étant suspendu de toutes activités sportives organisées par la Fecafoot durant un an. Une suspension assortie de 10 millions de Franc CFA.

Yannick Ngono Edou et Adrien Jordan Gbetchu, joueurs de l’équipe, ont également été suspendus pour deux ans avec une amende de deux millions de FCFA chacun. L’entraîneur Nouffessi Samuel Cyprien ne serait pas lui en mesure d’exercer une activité sportive pendant … cinq ans.

Des émeutes lors du match Sagrada – Petro en Angola

Le match de la 27e journée de la Girabola d’Angola entre la Sagrada Esperança et Petro de Luanda (1-2) a été lui aussi marqué par des émeutes après un but de Sagrada refusé pour hors-jeu par José Chitunda et son premier assistant Estanislau Guede.

Après ce but « injustement » refusé à la 43e minute au goût des locaux, les supporters de Sagrada se sont mis à jeter des objets sur le terrain, obligeant l’arbitre de suspendre momentanément le match. La Police s’est alors retrouvée obligée de recourir à des gaz lacrymogènes pour calmer la foule, semant la panique dans les tribunes.

Résultat : 58 cas dont 47 évanouis et 11 blessés ont été enregistrés selon le directeur du bureau de communication de l’Institut du commandement provincial de la police nationale, Rodrigues Zeca.

La Sagrada Esperança s’est excusée aux autorités, au public et à la Fédération angolaise de football à travers un communiqué plein de sens. « Pendant le match, les interruptions étaient dues aux plaintes des joueurs des deux équipes en première mi-temps et à aucun moment il n’y a eu d’invasion, malgré les protestations constantes pour le mauvais travail du trio d’arbitres, dirigé par José Chitunda… les émeutes qui ont conduit à l’arrêt prolongé et à l’envahissement de la salle de jeu ont eu lieu pendant la pause, les équipes étant déjà rassemblées dans les vestiaires ».

« Encore une fois, la direction de la Sagrada Esperança regrette ce qui s’est passé et promet de prendre les mesures disciplinaires internes qui lui sont imposées afin que des situations de ce genre ne se reproduisent plus dans leur stade », ajoute le club angolais.

De la violence un peu partout qui poussent les autorités à être plus stricts pour stopper les Hooligans et à prendre des mesures plus efficaces pour mettre fin au hooliganisme. Le football est une expérience agréable pour les fans à condition qu’ils acceptent la défaite et fassent preuve d’esprit sportif. Mais les dirigeants, joueurs, arbitres, etc. doivent tous être inclus dans la lutte contre le hooliganisme dont les conséquences sont de plus en plus graves. A bons entendeurs !

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