L’entêtement de Petkovic qui coûte cher à l’Algérie

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La Coupe du monde 2026 aura mis en lumière une problématique récurrente dans la gestion de Vladimir Petkovic : une forme d’entêtement dans ses choix, parfois difficile à comprendre au regard des dynamiques individuelles et des besoins réels de l’équipe.

Dès l’annonce de la liste, plusieurs décisions ont suscité des interrogations. L’absence de Bounedjah, attaquant expérimenté et véritable référence au poste de numéro 9, a surpris, tant son profil reste unique dans la sélection algérienne.

Dans le même temps, le choix de ne pas s’appuyer sur le gardien Guendouz, pourtant l’un des artisans de la qualification et le portier le plus expérimenté, a laissé des regrets au vu des performances et de la faiblesse des autres gardiens comme Zidane et Benbot.

Enfin, la gestion d’Ismaël Bennacer, écarté malgré un retour en forme progressif, a renforcé l’impression d’une sélection guidée davantage par des certitudes que par l’état de forme du moment.

Une fois la compétition lancée, les décisions tactiques ont confirmé cette impression. L’insistance sur Ramiz Zerrouki dans l’entrejeu, malgré un impact limité en sélection et un apport quasi nul, a interrogé.

Dans le secteur offensif, les choix ont également surpris. L’utilisation d’Amine Gouiri en pointe, alors qu’il est plus à l’aise dans un rôle de soutien, a réduit son influence dans le jeu.
Dans le même temps, Mohamed Benbouali, attaquant de métier et profil plus axial, est resté cantonné au banc, alors qu’il a montré son potentiel face à la Jordanie en inscrivant le but de l’égalisation quelques minutes après son entrée.

Les repositionnements ont accentué ce manque de cohérence. L’utilisation de Farès Chaïbi sur le côté gauche, alors que son rendement est bien meilleur dans le milieu ou en second meneur, a limité sa capacité à peser sur le jeu.

Même constat pour Houssem Aouar, souvent excentré alors que son registre naturel se situe dans l’entrejeu axial.
Par ailleurs, certaines options disponibles n’ont jamais réellement été exploitées. Le cas de Boulbina, utilisé avec parcimonie malgré sa capacité à évoluer dans les zones offensives clés, interroge également sur la hiérarchie établie.

Sur le plan défensif, la persistance dans un système à deux défenseurs centraux a exposé l’équipe à plusieurs déséquilibres. Dans une compétition où la gestion des transitions est cruciale, l’absence d’un passage à trois dans l’axe a limité la capacité de sécurisation.

Certains profils défensifs comme Zinedine Belaïd et Achraf Abada auraient pu offrir davantage de stabilité et de variété dans l’approche.

Au final, c’est surtout une impression de rigidité qui domine. L’Algérie a parfois semblé enfermée dans une hiérarchie figée, peu influencée par la forme du moment ou les besoins spécifiques des matchs. À ce niveau, l’adaptation est essentielle. Et dans cette Coupe du monde, les choix de Vladimir Petkovic auront laissé le sentiment d’un potentiel sous-exploité.

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