Argentine 3-0 Algérie, Argentine 3-2 Cap-Vert après prolongation, Argentine 3-2 Égypte à la dernière seconde. Trois rencontres, trois lectures totalement différentes du même adversaire.
Là où le Cap-Vert a vendu chèrement sa peau jusqu’au bout, en poussant le champion du monde dans ses derniers retranchements, et où l’Égypte a réussi l’exploit de faire trembler l’Argentine grâce à une prestation tactique de très haut niveau, l’Algérie, elle, n’a jamais semblé savoir comment exister dans ce rendez-vous.
Ce n’est pas l’Argentine qui a écrasé les Verts. C’est surtout l’Algérie qui lui a offert une rencontre sans résistance, sans révolte et sans véritable plan de jeu. Petkovic et ses joueurs ont excellé dans un domaine : la mauvaise lecture de l’adversaire et l’approche défaitiste d’un grand rendez-vous.
Une chose est claire : le Cap-Vert et l’Égypte ont révélé les failles de cette Argentine, mais ils ont surtout mis en lumière les limites de Petkovic et de son équipe.
Une équipe qui s’est effondrée avant même le coup d’envoi
Le plus inquiétant dans la défaite de l’Algérie face à l’Argentine n’est pas seulement le résultat. Ce n’est pas non plus le fait d’avoir perdu contre le champion du monde. Le problème est ailleurs : les Verts ont donné l’impression d’avoir déjà perdu mentalement avant même le début de la rencontre.
Dès les premières minutes, l’Algérie a affiché une attitude surprenante : peu d’agressivité, aucun pressing réellement coordonné, très peu d’initiatives offensives et une peur permanente de prendre des risques.
On attendait un combat. On a vu une abdication.
Une sélection qui affronte un tel adversaire sans ambition offensive et sans intensité finit forcément par subir.
Le Cap-Vert et l’Égypte ont détruit l’excuse d’une Argentine injouable
Dire que l’Argentine était simplement trop forte ne suffit pas à expliquer cette défaite.
Le Cap-Vert a prouvé qu’avec de l’organisation, de la discipline et du courage, il était possible de faire douter les champions du monde. Sans les mêmes moyens ni les mêmes individualités, la sélection capverdienne a poussé l’Argentine jusqu’aux prolongations avant de céder dans les derniers instants, rattrapée par la fatigue et le manque d’expérience.
L’Égypte a également tenu tête aux Argentins. Elle a même mené jusqu’à la 80e minute grâce à une prestation tactique remarquable. Les Pharaons ont imposé leur plan, leur intensité et leur organisation avant de finalement céder dans les dix dernières minutes et de se faire renverser.
Ces deux équipes ont envoyé un message clair : l’Argentine n’était pas injouable.
La conclusion. Le Cap-Vert a montré le courage. L’Égypte a montré l’intelligence tactique. La sélection Algérienne a montré ce qui arrive lorsqu’une équipe arrive dans un match historique sans plan suffisamment solide, sans conviction et sans véritable révolte.
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