L'incontournable du football africain

Finale LDC CAF – Il refuse d’assister à la remise du trophée : Fouzi Lekjaa ,le récidiviste

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Deux finales continentales disputées au Maroc, deux penalties ratés dans des moments décisifs…deux défaites. Et, à chaque fois, la même polémique qui revient : l’absence remarquée de Fouzi Lekjaa lors de la remise du trophée à l’équipe victorieuse.

En l’espace de quelques mois, le football marocain a vécu deux grandes soirées continentales sur son propre sol, avec l’espoir de célébrer un sacre devant son public. Mais ces rendez-vous ont finalement laissé un goût amer, autant à cause des résultats que des images renvoyées après le coup de sifflet final.

Car Fouzi Lekjaa n’est pas un dirigeant comme les autres. Président de la Fédération Royale Marocaine de Football, et premier vice-président de la CAF, il représente aujourd’hui l’une des personnalités les plus influentes du football africain. À ce niveau de responsabilité, chaque geste possède une portée symbolique forte. Et lorsqu’un responsable de cette stature choisit de s’effacer au moment d’honorer le vainqueur, cela ne passe jamais inaperçu.

Le problème ne réside pas dans la tristesse d’une défaite. Perdre une finale à domicile est forcément douloureux. Mais le fair-play commence précisément là : dans la capacité à accepter la victoire de l’adversaire malgré la frustration. C’est dans ces instants que les grands dirigeants se distinguent.

Dans le football africain, la cérémonie de remise du trophée ne représente pas un simple protocole. Elle symbolise le respect de l’adversaire, la dignité dans la défaite et l’image que le pays organisateur souhaite renvoyer au continent entier. Refuser d’assumer ce moment ou s’en éloigner donne l’impression que le fair-play se limite aux discours et aux campagnes de communication. Or, le véritable fair-play se voit surtout dans l’attitude adoptée lorsque la victoire change de camp.

Deux finales, deux adversaires, même scénario

Janvier 2026, stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Le Maroc s’incline face au Sénégal en finale de la CAN 2025 après prolongation, sur un but de Pape Gueye à la 94e minute. Une immense désillusion devant plus de 66 000 supporters marocains. Pourtant, au-delà de la défaite sportive, ce sont surtout les images de l’après-match qui vont marquer les esprits. Le représentant du pays hôte ne remet pas le trophée au Sénégal, offrant une scène inhabituelle pour un événement de cette importance.

Quelques mois plus tard, en mai 2026, le scénario se répète presque à l’identique. Toujours à Rabat, toujours dans un stade plein, l’AS FAR s’incline face aux Mamelodi Sundowns en finale de la Ligue des Champions CAF. Les Sud-Africains décrochent leur deuxième titre continental, dix ans après leur premier sacre. Et une nouvelle fois, l’absence de Fouzi Lekjaa lors de la cérémonie protocolaire est largement remarquée.

Un Lekjaa peu fair-play

À force de répétition, cela ne ressemble plus à une simple réaction émotionnelle liée à la défaite. Cela commence à renvoyer l’image d’un mauvais perdant, incapable d’accepter publiquement le triomphe de l’adversaire lorsque celui-ci se produit sur le sol marocain.

Accueillir des rencontres ou des compétitions continentales suppose une exemplarité à tous les niveaux. Mais lorsque un responsable du football national ne donne pas toujours cette image de fair-play, que dire alors de l’exigence portée aux supporters ?

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