Le temps de jeu limité accordé à certains jeunes en cette Coupe du Monde 2026, interpelle du côté de la sélection algérienne. Des profils comme Boulbina ou Titraoui n’ont quasiment pas été utilisés par le sélectionneur Vladimir Petkovic, suscitant de nombreuses interrogations sur la gestion de l’effectif.
Avec seulement 9 minutes de jeu pour Boulbina contre l’Argentine, et aucune apparition pour Titraoui, ces jeunes auraient pu apporter une réelle valeur ajoutée, notamment en seconde période, dans des matchs où l’Algérie a parfois manqué de solutions.
Le cas de Boulbina revient particulièrement dans les débats. Après la blessure de Amoura, l’option naturelle sur le côté gauche semblait être un joueur de métier à ce poste. Mais, Petkovic a choisi de modifier ses plans, en repositionnant des profils comme Farès Chaïbi ou encore Houssem Aouar sur le flanc gauche, laissant Boulbina sur le banc.
Même lors du premier match face à l’Argentine, avant la blessure d’Amoura, le jeune ailier n’a pas été privilégié.
Pourtant Adil avait déjà montré, lors de la CAN, qu’il pouvait être un joueur décisif dans les moments importants. Auteur du but de la qualification face à la RDC, il s’était illustré par une réalisation exceptionnelle, symbole de son sang-froid et de sa capacité à faire la différence dans les matchs à haute intensité. Cette action avait alors confirmé qu’il possédait les qualités nécessaires pour apporter un vrai plus à la sélection algérienne. Un fait d’armes qui rend aujourd’hui encore plus visibles les interrogations autour de son faible temps de jeu.
Au milieu de terrain également, les performances en demi-teinte de joueurs comme Nabil Bentaleb, Hicham Boudaoui ou Ramiz Zerrouki n’ont pas conduit à davantage d’opportunités pour d’autres profils comme Titraoui, resté sur le banc tout au long de la compétition.
Même en défense, où l’Algérie a affiché de nombreuses lacunes durant cette Coupe du Monde 2026, Vladimir Petkovic n’a pas tenté de nouvelles solutions. Malgré les erreurs répétées du duo Mandi-Bensebaïni, le sélectionneur a continué de leur faire confiance. Pourtant, sur le banc, Abada représentait une alternative crédible.
Révélation de la dernière Coupe arabe, le défenseur de 27 ans s’était distingué par sa solidité défensive, son agressivité dans les duels, sa vitesse à la récupération et sa sérénité dans la relance. Des qualités qui auraient pu apporter davantage d’équilibre à une arrière-garde en difficulté.
Au final, ces choix interrogent : entre des joueurs utilisés hors de leur poste, l’insistance sur des profils en manque de forme et des jeunes laissés sur le banc malgré leur convocation, la gestion de l’effectif suscite le débat. Une situation qui relance une question : pourquoi convoquer un joueur si ce dernier n’entre pas dans les plans immédiats du sélectionneur ?
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