Au lendemain de l’élimination de l’Algérie face à la Suisse (2-0), une phrase de Riyad Mahrez résonne avec une force particulière.
L’ancien capitaine des Fennecs avait qualifié la Nati de « bonne petite équipe suisse ». Une formule qui, volontairement ou non, plaçait la Suisse dans la catégorie des adversaires abordables, respectables mais loin des géants du football mondial.
C’est justement ce qui rend cette élimination encore plus inquiétante.
Car si la Suisse est réellement une « bonne petite équipe », comment expliquer que l’équipe d’Algérie n’ait jamais été capable de la mettre en difficulté ? Les hommes de Vladimir Petkovic ont livré une prestation sans relief, sans intensité et sans véritable plan de jeu. Pendant 90 minutes, les Fennecs ont donné l’impression de subir les événements plutôt que de les provoquer.
Le plus préoccupant n’est pas seulement le résultat. C’est la manière. L’équipe d’Algérie n’a jamais donné le sentiment de pouvoir renverser la rencontre. Peu d’occasions franches, des circuits de jeu inexistants, un milieu dépassé et des changements qui n’ont absolument rien changé au scénario du match. À aucun moment, cette équipe n’a ressemblé à une sélection capable de viser plus haut.
Cette rencontre pose une question simple : si la sélection Algérienne échoue face à un adversaire présenté comme accessible, que peut-elle espérer face aux véritables puissances du football mondial ? Comment imaginer rivaliser avec les meilleures nations lorsque l’on est incapable de dominer, ou au moins de faire douter, une équipe que beaucoup considéraient comme largement à la portée des Verts ?
Cette élimination renvoie surtout Vladimir Petkovic à ses responsabilités. Depuis son arrivée, le sélectionneur suisse peine à donner une identité claire à son équipe. Les automatismes tardent à apparaître, les choix tactiques sont régulièrement contestés et la progression attendue n’est toujours pas visible. Face à son pays d’origine, le constat est même cruel : son équipe a semblé inférieure dans tous les compartiments du jeu.
Les joueurs ne sont évidemment pas exempts de reproches. Beaucoup de cadres sont passés à côté de leur rendez-vous, sans leadership ni révolte lorsque la situation l’exigeait. Une Coupe du monde se joue sur les détails, mais aussi sur le caractère. Et dans ce domaine, le sélection Algérienne a affiché un visage bien trop timide.
Au final, cette défaite dépasse le simple cadre d’une élimination. Elle remet en cause le niveau réel de cette sélection et interroge les ambitions affichées depuis plusieurs mois. Car si cette Suisse était réellement une « bonne petite équipe », alors l’équipe d’Algérie vient de prouver qu’elle est encore plus loin du très haut niveau qu’on ne l’imaginait. Avant de parler des grandes nations, les Fennecs devraient déjà être capables de dominer celles qui sont censées être à leur portée..
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