Si l’Algérie reste en course pour une qualification en seizièmes de finale, un joueur cristallise de plus en plus les interrogations : Luca Zidane.
L’Algérie respire enfin. Après sa lourde défaite face à l’Argentine de Lionel Messi (3-0), les Fennecs avaient l’obligation de réagir pour ne pas compromettre définitivement leur situation dans ce groupe et rentrer plus tôt que prévu à la maison. Une petite victoire sur deux balles arrêtées sauve la mise à Petkovic pour l’instant. Si certains joueurs ont réussi à rectifier le tir par rapport à la prestation défaillante face au champion du monde en titre, d’autres ne rassurent toujours pas. C’est le cas du dernier rempart de l’Algérie : Luca Zidane.
Luca, fils de Zinedine Zidane, semble en difficulté dans cette Coupe du monde. Peu rassurant dans ses interventions, parfois hésitant dans ses sorties, il ne dégage pas encore la sérénité attendue à ce niveau. Des prestations qui sont loin d’apporter la sérénité et l’assurance à sa défense. Chaque attaque adverse, chaque action, suscite l’inquiétude. Les attaquants adverses ont certainement compris que le maillon faible de cette défense algérienne, c’est Luca Zidane.
Des erreurs qui pèsent lourd
Sur les deux derniers matchs des Fennecs, Luca Zidane a accumulé les erreurs.
Face à l’Argentine, lors du premier match de groupe, il est mal placé sur l’ouverture du score de Messi à la 17e minute. Sur le second but, il relâche un ballon dans les pieds de l’Argentin à la 60e minute, après une frappe puissante de Mac Allister, illustrant un manque de fermeté dans ses interventions.
Face à la Jordanie, petite nation de football, même constat : une nouvelle intervention jugée insuffisamment ferme sur le but encaissé à la 36e minute.
Impliqué sur trois des quatre derniers buts concédés, le portier des Fennecs ne parvient pas, pour l’instant, à endosser pleinement son rôle de dernier rempart. Dans une compétition où la moindre erreur se paie cash, ses prestations alimentent logiquement le débat autour de sa place de titulaire.
Au-delà des chiffres, c’est surtout le manque de garanties qui interpelle : peu de leadership, des interventions hésitantes et une impression générale de fébrilité. À l’exception d’un grand match face aux Pays-Bas (1-0), il n’a pas encore réussi à faire oublier Raïs M’Bolhi.
En neuf matchs avec la sélection algérienne, il totalise cinq clean sheets pour sept buts encaissés (3 face à l’Argentine, 2 face au Nigeria), contre des adversaires de petits calibres.
Une situation sous surveillance
Dans ces conditions, la place de Luca Zidane dans les cages algériennes est désormais clairement remise en question. Rien n’est encore acté.
Luca Zidane doit s’employer à sortir un grand match, comme l’avait fait avant lui M’Bolhi face à la Russie en 2014.
Aucun événement.
