Brillant en club mais en difficulté en sélection, Farès Chaïbi incarne un paradoxe intrigant. Auteur d’une saison aboutie avec l’Eintracht Francfort, le milieu offensif algérien figure parmi les meilleurs passeurs en Europe.
Pourtant, ses statistiques avec l’équipe nationale algérienne restent étonnamment faibles, soulevant de nombreuses interrogations sur son utilisation et son rendement sous le maillot des Verts.
Une influence majeure en club, parmi l’élite européenne
Farès Chaïbi réalise un exercice 2025-2026 de haut niveau en Bundesliga. Avec 9 passes décisives, il s’impose comme l’un des principaux créateurs de son équipe et se classe parmi les meilleurs passeurs du championnat allemand. À l’échelle des cinq grands championnats européens, il occupe même la sixième place, à égalité avec la pépite du Barça Lamine Yamal.
Ce classement le place avec des références en la matière comme Michael Olise, Bruno Fernandes ou encore Federico Dimarco, preuve de son impact offensif significatif. À Francfort, Chaïbi évolue dans un rôle axial qui maximise sa vision du jeu et sa capacité à faire la différence dans les derniers mètres.
Un rendement incompréhensible avec la sélection algérienne
En contraste total avec ses performances en club, Chaïbi peine à s’imposer avec les Fennecs. Malgré un nombre conséquent d’apparitions (28 matchs), il ne compte qu’une seule passe décisive (contre la Somalie 0-3, le 9 octobre 2025 en éliminatoires du Mondial 2026), un bilan très insuffisant pour un joueur de son profil, surtout quand on sait que c’est son point fort en club cette saison. C’est l’exercice où il excelle le plus les week-ends en championnat allemand.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet écart. D’abord, son positionnement fluctuant sous les ordres de Vladimir Petković, qui l’utilise tantôt comme milieu central, meneur de jeu ou ailier gauche, sans réelle continuité. Ensuite, le système de jeu et la pression propre à la sélection pourraient également freiner son expression.
Une chose est certaine : pour exploiter pleinement son potentiel, l’Algérie devra trouver la bonne formule et replacer Chaïbi dans les conditions où il excelle, c’est-à-dire proche des attaquants et au cœur du jeu offensif. Il figure d’ailleurs parmi les grands espoirs pour réussir un bon parcours lors du Mondial 2026 où l’équipe s’apprête à affronter l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie.

