Victor Boniface traverse une période délicate au Bayer Leverkusen. Relégué sur le banc au profit de Patrik Schick, l’attaquant nigérian doit désormais convaincre Erik ten Hag, qui lui a lancé un avertissement clair.
Absent lors du match nul 3-3 contre le Werder Brême, Victor Boniface est dans une situation fragile. Le manager néerlandais, arrivé pour succéder à Xabi Alonso, n’a pas mâché ses mots au sujet de son avant-centre : « La semaine dernière, il n’était pas là, donc il n’était pas dans l’équipe. Quand il sera là, il pourra faire partie du groupe », a expliqué Ten Hag.
Le technicien a ajouté une condition ferme : « Il s’est entraîné avec nous ces deux derniers jours, mais maintenant, il doit se battre pour sa place. S’il s’entraîne tous les jours, toute la semaine, il peut se battre pour sa place. » Un message limpide, qui place Boniface face à ses responsabilités.
La concurrence impitoyable de Schick
Le problème pour le Nigérian, c’est que Patrik Schick a retrouvé sa meilleure forme. Auteur d’un doublé contre Brême, l’attaquant tchèque s’impose comme la référence offensive de Leverkusen. Déjà sous Xabi Alonso, Schick avait chipé la place de titulaire à Boniface, dont l’éclat initial en Bundesliga s’était estompé.
Boniface, pourtant élu recrue de la saison après avoir guidé Leverkusen vers son premier titre historique, paie sans doute son flirt raté avec la Saudi Pro League l’an dernier. Une relation fragilisée avec sa direction, conjuguée au réalisme clinique de Schick, rend sa reconquête plus ardue que jamais.
Des répercussions jusqu’aux Super Eagles
Cette mise à l’écart dépasse le cadre du Bayer. L’attaquant de 24 ans a aussi disparu de la dernière liste du Nigeria pour les éliminatoires du Mondial 2026 face au Rwanda et à l’Afrique du Sud. Un déclassement brutal pour celui qui incarnait récemment l’avenir de l’attaque des Super Eagles. Le talent est intact, mais Boniface doit désormais prouver qu’il a le caractère pour revenir. Et comme souvent dans le football, le temps presse : la Bundesliga ne pardonne pas les états d’âme.