Le sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni, estime que la Coupe du monde 2026 révèle un nouveau rapport de force dans le football mondial. Selon lui, les grandes nations habituées à dominer les compétitions internationales rencontrent davantage de difficultés à faire respecter leur statut.
Championne du monde en titre, l’Argentine a réalisé une phase de groupes parfaite avec trois victoires, mais son parcours n’est pas sans difficulté. Les champions du monde ont dû attendre les prolongations pour venir à bout du Cap-Vert (3-2) en huitièmes de finale, une victoire davantage marquée par le soulagement que par l’euphorie.
« Cette Coupe du monde est très compliquée pour tout le monde. Il ne semble pas y avoir de favori clair », a déclaré Scaloni en conférence de presse. Une analyse qui intervient après l’élimination du Brésil, quintuple champion du monde, et les qualifications poussives de plusieurs prétendants comme la France ou l’Espagne.
Pour le technicien argentin, aucune sélection ne domine actuellement les débats comme cela pouvait être le cas lors des précédentes éditions. « Il n’y a pas d’équipe qui, comme avant, apparaît clairement comme la grande favorite », a-t-il expliqué, évoquant également les conditions particulières de ce tournoi.
Scaloni a notamment pointé du doigt l’enchaînement des rencontres et la fatigue accumulée par les joueurs. « Beaucoup de joueurs ont disputé énormément de matchs, ce qui représente une charge importante pour leurs jambes », a-t-il souligné, estimant que cela pouvait expliquer un niveau de jeu parfois inférieur aux attentes.
Malgré ce constat, le sélectionneur argentin reste satisfait du parcours de son équipe. Avec quatre victoires en autant de rencontres, il juge le bilan positif tout en reconnaissant qu’il reste des aspects à améliorer. « Il y a toujours des choses à corriger, même quand on gagne », a-t-il affirmé.
Scaloni a également insisté sur les difficultés liées aux conditions de cette Coupe du monde, entre les longs déplacements, la chaleur, les terrains et la qualité variable des pelouses. Des éléments qui, selon lui, compliquent la tâche des équipes censées faire la différence grâce à leur supériorité technique.
Enfin, le sélectionneur a mis en avant les valeurs qui caractérisent l’Argentine : « la ténacité, l’intensité et cet esprit qui fait partie de notre ADN ». Pour lui, cette force mentale a été essentielle face au Cap-Vert : « Sans notre caractère lors du dernier match, nous serions éliminés ».
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