Algérie – Jordanie : La grinta des joueurs au secours de Vladimir Petkovic 

5 min de lecture

L’Algérie a remporté un succès précieux face à la Jordanie et reste en course pour la qualification pour les 16es de finale de la Coupe du Monde 2026, mais cette victoire ne doit pas masquer l’essentiel : une nouvelle fois, Vladimir Petkovic a exposé ses limites tactiques.

Choix de départ contestables, mauvaise lecture de l’adversaire et changements incompréhensibles : le sélectionneur algérien continue d’alimenter les doutes.

Déjà face à l’Argentine, l’Algérie était passée complètement à côté de son sujet. Certes, l’adversaire était le champion du monde en titre , mais terminer 90 minutes sans le moindre tir cadré reste un signal alarmant. Même contre une équipe de ce calibre, les Fennecs n’avaient montré ni ambition, ni danger offensif.

Face à la Jordanie, un adversaire largement à la portée, l’Algérie devait réagir avec autorité. Le résultat est là, mais la manière laisse à désirer. Menés au score, les Algériens ont longtemps souffert avant de renverser la situation, dans un match où la confusion tactique a encore sauté aux yeux.

Des choix de départ difficiles à comprendre

Le sélectionneur a une nouvelle fois montré ses limites dans ses choix de départ et dans sa lecture du match. Face à une Jordanie connue pour ses fragilités dans le jeu aérien et sur coups de pied arrêtés, il semblait logique d’aligner un véritable point de fixation capable de peser dans la surface. Pourtant, Petkovic a persisté avec Amine Gouiri en pointe, un joueur qui n’est pas un pur numéro neuf.

Un choix qui a rendu l’attaque algérienne stérile, sans présence, sans profondeur et sans véritable menace. Il a fallu l’entrée de Benbouali pour voir la différence. En quelques minutes, il a exploité exactement ce que la Jordanie craignait : le jeu aérien. Son but de la tête sur corner illustre parfaitement ce qui aurait dû être le plan initial.

Encore Zerrouki ?

Autre point d’interrogation : la titularisation répétée de Ramiz Zerrouki. Match après match, le milieu montre ses limites au niveau international, mais continue pourtant d’être aligné dès le départ. 

 Face à la Jordanie, c’est encore lui qui offre presque sur un plateau l’ouverture du score adverse après une mauvaise relance, symbole de ses lacunes dans l’utilisation du ballon et de ses prises de décision trop souvent approximatives.

Une gestion de match incompréhensible

Puis vient la gestion de la seconde période, elle aussi difficile à comprendre. Vladimir Petkovic a pris la décision surprenante de sortir deux milieux de terrain pour n’en remplacer qu’un seul. Mais quelle était l’idée derrière ce choix ? Repositionner Chaïbi dans l’entrejeu ? Laisser Maza et Bentaleb seuls pour contrôler le milieu ? Miser sur un déséquilibre offensif sans véritable maîtrise ?

Autant de questions qui restent sans réponse tant ces ajustements ont semblé brouillons et incohérents.

Un choix dont l’impact n’a finalement pas été visible, notamment en raison de la faiblesse de l’adversaire, totalement inoffensif en seconde période. Mais face à une équipe plus solide ou plus ambitieuse, cette désorganisation aurait pu avoir des répercussions catastrophiques, voire fatales.

Une victoire qui ne masque pas les lacunes

Au final, ce retour algérien ne doit rien à un plan de jeu clair ni à un coaching inspiré. Il repose surtout sur la grinta des joueurs et sur une Jordanie trop faible, incapable de maintenir la pression en seconde période.

Mais le constat reste le même : l’Algérie avance sans réelle maîtrise collective. Vladimir Petkovic enchaîne des choix discutables, une animation confuse et une gestion de match difficile à comprendre.

L’équipe gagne, mais ne convainc pas. Et à ce niveau, face à des adversaires plus solides, ce manque de cohérence tactique peut vite devenir un vrai problème, aux conséquences potentiellement lourdes.

Aucun événement.

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quitter la version mobile