À quelques semaines de la Coupe du monde 2026, la Tunisie et l’Algérie restent en plein chantier. À l’occasion de la fenêtre internationale FIFA, les sélectionneurs des deux équipes ont multiplié les essais dans les compartiments.
À deux mois et dix jours du début du Mondial, il semble que les plans de Sabri Lamouchi et de Vladimir Petković ne soient pas encore totalement ficelés. Du choix du gardien à la composition de l’attaque, les deux sélections laissent planer de nombreuses incertitudes, alors que tout devrait normalement être prêt à ce stade avancé.
Les tests de Petković…
Alors que le temps presse, l’Algérie et la Tunisie sont plus que jamais en plein doute. Lors de cette fenêtre internationale, ces doutes se sont traduits par des choix et des essais à tout-va.
Du côté algérien, Vladimir Petković s’est donné à cœur joie pour expérimenter plusieurs combinaisons. Entre les deux matchs disputés contre le Guatemala et l’Uruguay, les compositions étaient complètement différentes.
Le poste de gardien a notamment changé : Mastil a été aligné lors du premier match, tandis que Luca Zidane a pris place dans les cages face à l’Uruguay. Même constat en défense et en attaque : Mahrez, titulaire contre le Guatemala, débutait sur le banc face à l’Uruguay, tandis qu’Aït Nouri et Belghali ont été utilisés comme pistons. Plusieurs autres joueurs ont alterné entre titularisation et remplaçants, signe que le sélectionneur cherche encore la formule idéale.
Ces compositions inédites, jamais testées jusqu’ici, sont mises à l’épreuve maintenant, à quelques semaines seulement du Mondial.
…Et de Lamouchi
Du côté de la Tunisie, le constat est similaire. Fraîchement arrivé à la tête des Aigles de Carthage, Sabri Lamouchi continue de peaufiner ses choix et d’expérimenter avec son groupe. Entre les deux matchs amicaux disputés contre Haïti et le Canada, les compositions ont beaucoup varié, avec des essais à tous les niveaux.
Ainsi, alors que Hessen avait été aligné dans les cages face à Haïti, c’est Chamakh qui a pris sa place contre le Canada. Même logique pour le reste de l’équipe : Elloumi et Ayari, titulaires lors du premier match, se sont retrouvés sur le banc lors du deuxième. Dans l’entrejeu, Gharbi n’a été utilisé qu’en seconde période, tout comme Arous en défense, alors qu’ils avaient auparavant été titularisés.
Ces changements constants, que ce soit dans le placement ou dans le choix des titulaires, place l’équipe dans une situation compliquée puisqu’ils modifient considérablement le style de jeu et les combinaisons sur le terrain.
L’heure de trancher
L’Algérie et la Tunisie avancent donc encore à tâtons. Entre essais, ajustements et incertitudes, les deux sélections cherchent toujours la bonne formule pour aborder la compétition dans les meilleures conditions. Mais avec un calendrier qui se resserre, le temps des expérimentations touche à sa fin. Il faut maintenant rapidement trancher et stabiliser les compositions pour espérer aborder la Coupe du monde avec plus de certitudes.


