L’aventure de l’Algérie à la Coupe du Monde 2026 s’est arrêtée dès les seizièmes de finale après une défaite 2-0 face à la Suisse. Au-delà du résultat, un choix tactique de Vladimir Petkovic a particulièrement retenu l’attention à cause de l’absence d’un véritable avant-centre au coup d’envoi. Une décision qui a surpris le sélectionneur suisse Murat Yakin ainsi que le défenseur Manuel Akanji.
Murat Yakin surpris par l’approche de Vladimir Petkovic
Pour cette rencontre décisive, Vladimir Petkovic a choisi de laisser Amine Gouiri sur le banc et d’aligner Ibrahim Maza en faux numéro 9. Un pari audacieux qui n’est pas passé inaperçu du côté suisse.
« C’est vrai que notre structure tactique n’a pas tout à fait fonctionné durant les 10 ou 15 premières minutes, jusqu’à ce que nous procédions à un petit repositionnement au milieu après le but. L’Algérie n’avait pas aligné de véritable attaquant de pointe nominal. Ils avaient plutôt des milieux axiaux ou des milieux offensifs, ce qui rendait notre pressing très difficile et nous obligeait à courir sur de longues distances », a déclaré Murat Yakin.
Le technicien helvète reconnaît que cette organisation a d’abord perturbé son équipe avant que celle-ci ne trouve les ajustements nécessaires pour prendre le contrôle de la rencontre.
Une absence qui a limité le danger offensif
Murat Yakin estime toutefois que ce choix a fini par desservir les Fennecs dans les trente derniers mètres : « Nous avons été un peu acculés, ce dont nous n’avons pas l’habitude, et nous ne pouvions pas déployer notre pressing. Mais cela a aussi libéré des espaces où nous avons pu nous défaire du marquage à deux ou trois reprises. Le but est tombé au bon moment. Par la suite, je pense que nous avons maîtrisé le match la majeure partie du temps. C’est une performance mature, solidaire, face à des joueurs adverses aux fortes qualités individuelles, comme on l’a vu aujourd’hui, mais qui n’ont globalement pas été si dangereux que ça devant le but. Peut-être à cause de cette absence d’un pur attaquant de pointe », a-t-il souligné.
Akanji partage le même constat
Le défenseur suisse Manuel Akanji s’est montré tout aussi étonné par le dispositif mis en place par Vladimir Petkovic. Le joueur de la Nati a confié avoir été surpris de voir l’Algérie évoluer sans un véritable numéro 9, estimant que cette configuration a facilité la tâche de la défense suisse malgré une entame de match compliquée.
Au final, le choix fort de Vladimir Petkovic n’a pas porté ses fruits. Battue 2-0 par une Suisse réaliste, l’Algérie quitte la Coupe du Monde 2026 dès les seizièmes de finale, tandis que les interrogations autour des options tactiques du sélectionneur risquent d’alimenter les débats dans les prochains jours.
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