La première de Olympique de Marseille version Habib Beye s’est soldée par une défaite 2-0 face au Stade Brestois 29 ce samedi, lors de la 23e journée de Ligue 1.
Un départ raté pour l’ancien de la maison. Mais au-delà du score, cette entrée en matière difficile reflète des fragilités plus profondes que le simple contenu du match.
Un vestiaire en manque de repères
Arrivé dans l’urgence pour relancer une équipe en perte de repères, Beye prend en main un groupe qu’il découvre à peine. Automatismes inexistants, équilibres fragiles, dynamiques internes floues. Dans ces conditions, imposer rapidement une organisation devient un défi majeur.
Le contexte émotionnel a également pesé lourd. L’OM traverse une période de doute, et le manque de confiance s’est ressenti après l’ouverture du score brestoise. L’équipe a semblé mentalement touchée, incapable de réagir avec autorité.
Après la rencontre, Habib Beye n’a d’ailleurs pas éludé ce chantier prioritaire : « On doit retrouver de la confiance, on va s’attacher à faire revenir l’OM dans une bonne dynamique… » Un message clair qui souligne que le problème est autant psychologique que tactique.
Une transition encore inachevée
Sur le plan du jeu, Marseille est aujourd’hui entre deux phases. Beye arrive avec des idées, mais l’effectif n’a pas été construit pour son projet. Sans préparation ni véritable temps de travail, l’OM a donné l’image d’une équipe sans identité affirmée.
Conscient de l’urgence, le nouveau staff a déjà enclenché la suite du plan : « Ça commence cette semaine par un stage à Marbella pour les Marseillais. » Ce stage en Espagne doit servir de point de départ à la reconstruction.
Les chantiers désormais identifiés
Cette première sortie met en lumière les priorités : Redonner confiance au vestiaire, clarifier les rôles, structurer une identité collective et relancer une dynamique positive.
Plus qu’un faux départ, cette défaite rappelle que la mission de Habib Beye s’inscrit dans un processus. Et ce processus, lui, commence dès maintenant.






