Ils l’ont fait ! Les Marocains ont arraché leur qualification pour les huitièmes de finale en s’imposant face aux Pays-Bas au terme d’une séance de tirs au but irrespirable. Une victoire marquante, et surtout celle d’un collectif parfaitement maîtrisé… derrière lequel se dessine un nom : Mohamed Ouahbi.
Une nouvelle ère parfaitement lancée
Le Maroc continue d’écrire son histoire dans cette Coupe du monde. Après l’épopée historique de 2022 jusqu’en demi-finales, les Lions de l’Atlas veulent aller encore plus loin cette fois. Et pour ce nouveau cycle, c’est un visage inédit qui est aux commandes.
Nommé seulement trois mois avant le début du tournoi, Mohamed Ouahbi a pris la succession de Walid Regragui dans un contexte délicat, notamment après la défaite du Maroc lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Un défi immense, presque un pari, mais que le technicien marocain semble avoir rapidement apprivoisé. Habitué aux sélections de jeunes, et déjà sacré avec les U20, il n’a pas tardé à imposer ses idées et sa vision du jeu.
Une identité de jeu claire et assumée
Sur le terrain, le changement est visible. Le Maroc affiche une identité forte : possession maîtrisée, pressing organisé et transitions rapides. Une équipe capable de contrôler le rythme, de casser les lignes et de répondre dans les moments clés.
Cette fluidité collective se traduit aussi par la montée en puissance de plusieurs joueurs, à l’image d’Issa Diop, arrivé récemment en sélection et déjà décisif face aux Pays-Bas avec un but égalisateur qui a complètement relancé les siens avant la séance fatidique des tirs au but. Dans un autre registre, Ismaël Saibari s’impose également comme une pièce essentielle, repositionné en pointe et particulièrement efficace dans le dernier geste. Des choix forts de la part de Ouahbi, assumés, et surtout pleinement payants.
Mais au-delà des individualités, c’est surtout la force collective qui impressionne. Le Maroc affiche une cohésion rare, un état d’esprit solide et une capacité à souffrir ensemble dans les moments chauds.
Ouahbi, le chef d’orchestre
Mohamed Ouahbi a su prolonger l’héritage laissé par son prédécesseur tout en y apportant sa propre identité. Lecture tactique, gestion des profils, mise en valeur des individualités : le sélectionneur marocain a rapidement trouvé la bonne formule.
Face aux attentes énormes placées sur les Lions de l’Atlas, il a répondu présent. Et aujourd’hui, le Maroc avance avec confiance, solidité et ambition… sans donner l’impression d’avoir atteint ses limites.
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