Passé par le Real Madrid et le Bayern Munich, Arjen Robben connaît parfaitement les deux géants européens. Vainqueur de la Ligue des Champions en 2013 avec le Bayern, le Néerlandais livre ses clés avant le choc entre Bavarois et Madrilènes. Pour lui, une seule règle face au Real, rester concentré jusqu’au bout.
Pour Robben, le Bayern était supérieur lors du match aller, mais le score ne reflète pas totalement la physionomie. « Pour moi, le Bayern était la meilleure équipe. Je pense que le score est peut-être un peu léger », explique-t-il. Avant de prévenir : » C’est toujours le Real Madrid. Il faut être vigilant et concentré pendant 90-95 minutes contre eux. Même si on se dit, “On mène 2-0 et tout se passe bien”, ils peuvent marquer de nulle part. Au football, un match n’est jamais vraiment terminé. Le Real Madrid en est le meilleur exemple. » Une mise en garde qui résume toute la force mentale des Merengues.
Manuel Neuer, le patron à 40 ans
Robben n’a pas manqué de saluer la performance XXL de Manuel Neuer en quart de finale. « Tout le monde parlait de Manu, bien sûr. J’étais vraiment content pour lui car j’ai joué avec lui pendant très longtemps. Pour moi, il a toujours été le meilleur gardien du monde », confie-t-il. À 40 ans, Neuer continue d’impressionner son ancien coéquipier, « Quand il réalise un match comme celui-là en quart de finale de Ligue des Champions à son âge, cela prouve simplement son incroyable talent. Mais cela ne m’a pas du tout surpris »
Robben refuse la comparaison avec Olise
Interrogé sur Michael Olise, auteur d’un grand match, Robben s’est montré élogieux : » J’ai été très impressionné. Il a été excellent : actif et créatif, il a réalisé de très beaux contrôles de balle. » Beaucoup voient en lui un nouvel Arjen Robben, avec ce même crochet pour repiquer dans l’axe. Le Néerlandais tempère, « Il y a certainement des similitudes. Mais il faut toujours faire attention aux comparaisons. Chaque joueur a son propre style de jeu. Au final, c’est un joueur différent de moi. Il fait un travail fantastique. »
Le Real, un club à part
Ayant porté le maillot madrilène pendant deux ans, Robben mesure le poids de l’institution. « Tout le monde parle des Merengues. C’est un club immense à l’échelle mondiale. Ils détiennent le record du nombre de Ligues des champions, cela parle de lui-même », rappelle-t-il. Pour lui, le danger vient du calme et du talent individuel du Real : « Ils sont à l’aise en défense basse, puis ils peuvent soudainement se projeter vers l’avant. Parfois, il leur suffit d’un instant. » Mais Robben garde confiance en son ancien club, « Je pense que le Bayern Munich est une meilleure équipe. Eux aussi ont des joueurs très forts, capables de faire basculer un match. »

