Officiellement présenté ce jour comme nouvel entraîneur de l’Espérance Sportive de Tunis, Patrice Beaumelle a animé sa première conférence de presse. Le technicien français en a profité pour exposer sa vision, évoquer la situation de certains joueurs et afficher clairement ses ambitions avec le club sang et or.
Le cas Youcef Belaïli évoqué
Interrogé sur la situation de l’international algérien Youcef Belaïli et des joueurs actuellement écartés, Beaumelle s’est voulu pragmatique tout en laissant la porte ouverte. « Je suis en contact avec Belaïli. Les blessures ont perturbé l’équipe. Je veux une formation capable de presser l’adversaire, fidèle à mon style de jeu. Je parlerai aussi avec les joueurs écartés, mais l’administration décidera de leur avenir », a-t-il expliqué.
Il convient de rappeler que Youcef Belaïli s’est gravement blessé avant la CAN 2025 et poursuit actuellement sa rééducation. Il n’avait d’ailleurs pas accompagné les Fennecs au Maroc. Un message mesuré qui traduit la volonté du nouvel entraîneur de reprendre la main sur l’aspect sportif, tout en respectant les prérogatives de la direction.
Une identité de jeu basée sur le pressing
Le nouveau coach espérantiste a également esquissé les contours de sa philosophie. Beaumelle souhaite mettre en place une équipe agressive à la récupération, engagée dans un football intense et discipliné. Son objectif est de redonner de l’énergie et de la cohérence au collectif, après une période marquée par les blessures et une certaine instabilité.
Ambitieux, l’ancien sélectionneur n’a pas caché ses attentes en rejoignant l’EST : « Je veux accomplir quelque chose de grand avec l’Espérance. Je suis venu dans un grand club avec un ADN très fort et je mettrai à profit mes plus de 20 ans d’expérience en Afrique. » Conscient de l’exigence du club de tunis, Patrice Beaumelle compte s’appuyer sur son expérience du continent pour relever ce nouveau défi.
Avec ce discours clair et volontaire, le technicien français lance officiellement son mandat à la tête de l’Espérance Sportive de Tunis. Reste désormais à traduire ces ambitions sur le terrain, où l’attente est déjà immense autour du nouveau patron du banc sang et or.





