Habituée à faire parler sa puissance offensive depuis le début de la Coupe du monde 2026, l’équipe de France a cette fois remporté un tout autre combat. Opposés à un Paraguay accrocheur en huitièmes de finale, les Bleus se sont imposés sur la plus petite des marges (1-0), samedi à Philadelphie, au terme d’un match où ils ont dû faire preuve de caractère et de maîtrise.
Après avoir inscrit au moins trois buts lors de chacun de leurs quatre premiers matches, les hommes de Didier Deschamps ont été confrontés à une défense paraguayenne très compacte et particulièrement engagée dans les duels, parfois à la limite du règlement.
Bradley Barcola a d’ailleurs reconnu après la rencontre qu’il n’avait jamais vécu un match aussi physique. « Je n’avais jamais joué un match comme ça avec autant de coups en traître, de poussettes dans le dos », a confié l’ailier français en zone mixte.
William Saliba a partagé ce constat, tout en soulignant la capacité de son équipe à rester concentrée malgré les nombreuses provocations. « Ils ont essayé de nous sortir de notre match mais on est restés concentrés, on n’a pas pris de but et on a su marquer à la fin », a expliqué le défenseur central.
Le tournant de la rencontre est intervenu en seconde période lorsque Désiré Doué, tout juste entré en jeu, a obtenu un penalty après une percée dans la défense adverse. Kylian Mbappé s’est ensuite chargé de transformer la sanction pour offrir la qualification aux Bleus.
Le capitaine français a insisté sur la capacité de son équipe à s’adapter à un scénario totalement différent de ceux vécus depuis le début du tournoi. « On savait quel type de match on allait avoir. On a montré qu’on n’était pas seulement une équipe offensive. On sait faire le sale football aussi », a-t-il déclaré au micro de M6.
Même analyse du côté de Rayan Cherki. Entré en fin de rencontre à la place d’Ousmane Dembélé, le milieu offensif de Manchester City a estimé que les Bleus avaient démontré une autre facette de leur jeu. Selon lui, la rencontre ne permettait pas forcément d’exprimer toutes les qualités techniques de l’équipe face à un adversaire dont la principale force résidait dans l’engagement physique. « Aujourd’hui, on a rappelé à tout le monde que l’équipe de France, ce n’est pas que le football. On sait aussi batailler », a-t-il affirmé.
Didier Deschamps s’est lui aussi félicité de la réaction de ses joueurs. Le sélectionneur français a expliqué avoir préparé son groupe à ce type d’opposition particulièrement rugueuse et s’est réjoui de les avoir vus garder leur sang-froid tout au long de la rencontre.
Pour le technicien tricolore, ce succès pourrait représenter une étape importante dans le parcours des Bleus vers un éventuel troisième sacre mondial, après ceux de 1998 et 2018. Il estime qu’après plusieurs victoires relativement maîtrisées depuis le début du tournoi, ce genre de rencontre difficile constitue une expérience précieuse, d’autant que plusieurs joueurs disputent leur première Coupe du monde.
Qualifiée pour les quarts de finale, l’équipe de France retrouvera désormais le Maroc, jeudi à Boston (20h00 GMT), avec l’ambition de décrocher une place dans le dernier carré.
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