Héros du sacre de la Côte d’Ivoire à la CAN 2023 disputée à domicile, Sébastien Haller traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus délicates de sa carrière. À quatre mois de la Coupe du monde 2026, l’attaquant ivoirien inquiète. Faut-il déjà tourner la page ?
En février 2024, lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, il incarnait l’espoir d’un peuple. Buteur décisif en demi-finale puis en finale, Sébastien Haller avait porté les Éléphants vers un troisième sacre continental. Un héros national, symbole de résilience et de renaissance.
Mais depuis cette épopée historique, le décor a changé.
Revenu l’été dernier au FC Utrecht, l’avant-centre de 31 ans vit une saison cauchemardesque. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 29 matchs, il n’a inscrit qu’un seul but et délivré 3 passes décisives. Un rendement bien en deçà du standing du joueur formé en France et passé par les grands championnats européens.
Une spirale de blessures et quel avenir avec les Éléphants ?
Après une blessure musculaire qui l’a privé de la dernière CAN, Haller a ensuite été touché aux côtes. Ainsi, il a manqué les six derniers matches avec Utrecht et vit une irrégularité chronique. Mentalement, l’Ivoirien ne cache pas ses difficultés. À quatre mois de la Coupe du monde 2026, organisée au Canada, aux États-Unis et au Mexique, la question se pose avec insistance : Sébastien Haller peut-il encore être un atout pour la Côte d’Ivoire ? Le sélectionneur Emerse Faé devrait trancher. Les supporters ivoiriens espèrent voir une attaque compétitive, articulée autour de joueurs en pleine forme comme Amad Diallo.
Haller conserve une expérience précieuse et un statut particulier dans l’histoire récente des Éléphants. Mais le football international ne vit que dans le présent. Sans un retour convaincant en fin de saison, sa place pour le Mondial pourrait sérieusement être menacée.






