L’attaquant belge Romelu Lukaku aborde cette Coupe du monde avec un sentiment particulier.
Freiné toute la saison par les blessures, l’avant-centre de la Belgique reconnaît lui-même que sa présence dans le tournoi relevait presque de l’improbable. Pourtant, il compte bien jouer un rôle important dans le parcours des Diables Rouges, même en sortie de banc.
Après avoir disputé un peu plus d’une heure cette saison avec SSC Napoli, Lukaku a déjà cumulé près du double de temps de jeu depuis le début du Mondial, preuve que son retour en forme se confirme progressivement.
“Je suis simplement heureux d’être ici parce que, quand on regarde ma saison et la manière dont elle s’est déroulée, normalement, je n’aurais jamais dû participer à cette Coupe du monde”, a confié l’attaquant lundi, à deux jours du seizième de finale face au Sénégal.
“Pouvoir être là, jouer, aider mon équipe, faire la différence et être décisif dans un match, c’est quelque chose de spécial.”
À 33 ans, l’ancien buteur de Inter Milan n’a pas encore retrouvé sa pleine condition physique, mais son efficacité en sortie de banc est déjà précieuse. En seulement 121 minutes de jeu, il a inscrit un but et délivré une passe décisive.
Son influence s’est fait sentir dès le premier match contre l’Égypte. Menée au score et en panne d’inspiration, la Belgique a retrouvé un second souffle grâce à son entrée, qui a contribué à l’égalisation.
Titularisé ensuite face à l’Iran (0-0), Lukaku a disputé plus d’une heure avant de retrouver son rôle de supersub lors du troisième match contre la Nouvelle-Zélande. Une nouvelle fois, son entrée a été déterminante avec un but rapide qui a permis aux Belges de reprendre la tête du groupe.
L’intéressé explique cette réussite par sa lecture du jeu.
“J’analyse constamment où se trouvent les espaces et j’essaie simplement de m’y projeter au bon moment”, a-t-il expliqué.
“Quand on commence sur le banc, il faut être attentif à tout ce qui se passe sur le terrain et échanger avec les autres remplaçants pour comprendre ce que le match demande.”
Dernier grand symbole de la génération dorée belge, celle qui avait terminé troisième de la Coupe du monde de la FIFA 2018, Lukaku sait que le plus dur commence.
Et pour lui, le Sénégal représente un obstacle particulièrement sérieux.
“Techniquement, ils sont très forts, tactiquement très solides et physiquement capables de faire la différence à tout moment. Ce sera un énorme défi pour nous, surtout dans l’intensité.”
Lucide, l’attaquant belge s’attend à une rencontre très équilibrée.
“J’ai dit dans le vestiaire que ce serait du 50-50. Maintenant, il faudra voir ce que le match nous réserve.”
Aucun événement.