Une chaleur extrême attendra cette semaine les joueurs et les supporters de la Coupe du monde, alors qu’un “dôme de chaleur” s’installe sur le centre et l’est des États-Unis, ainsi que sur certaines régions du Canada, en plein lancement de la phase à élimination directe du tournoi.
Ce phénomène météorologique, caractérisé par une vaste zone de haute pression piégeant chaleur et humidité, pourrait entraîner des températures dangereusement élevées dans plusieurs zones du Midwest et de la côte Est américaine.
Ces conditions devraient se maintenir jusqu’au week-end prochain, touchant des villes comme Toronto, Kansas City, East Rutherford (New Jersey) ou encore Philadelphie.
“Même après le coucher du soleil, les températures resteront très élevées”, a expliqué Alan Reppert, météorologue chez AccuWeather. “Nous sommes dans une configuration qui va maintenir une forte chaleur une grande partie de l’après-midi et parfois jusque dans la soirée.”
À New York, où un huitième de finale est prévu le 5 juillet, des pics de chaleur proches de records observés depuis 2013 sont attendus, selon le météorologue. Même les matchs disputés en soirée pourraient être impactés : “Le soleil sera couché, ce qui aidera légèrement, mais la chaleur restera bien présente.”
Ces conditions relancent les discussions autour de la sécurité des joueurs et du bien-être physique, déjà évoquées lors de la Coupe du monde des clubs organisée un an plus tôt aux États-Unis. À l’époque, le syndicat mondial des joueurs avait qualifié ces épisodes de chaleur extrême de véritable “signal d’alarme”.
Pour cette Coupe du monde 2026, la FIFA a mis en place des pauses d’hydratation obligatoires de trois minutes à chaque mi-temps. Une mesure saluée par certains pour la protection des joueurs, mais critiquée par d’autres qui estiment qu’elle casse le rythme des rencontres.
La FIFA n’a pas répondu immédiatement aux sollicitations concernant d’éventuelles mesures supplémentaires pour protéger joueurs et spectateurs pendant cette période de fortes chaleurs.
Par ailleurs, trois stades utilisés cette semaine — Atlanta, Dallas et Houston — disposent de toits rétractables et de systèmes de climatisation, offrant un confort bien supérieur.
Cependant, même le simple trajet jusqu’au stade des Dallas Cowboys peut devenir éprouvant, dans une ville comme Dallas, dominée par le béton et l’asphalte, pensée avant tout pour la voiture et particulièrement sujette à l’accumulation de chaleur.
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