La lourde défaite concédée sur la pelouse de Manchester City (4-0) ne se limite pas à une simple élimination en Coupe d’Angleterre. Elle met en lumière une tendance bien plus préoccupante pour Liverpool, désormais confronté à l’un de ses bilans les plus alarmants de ces dix dernières années.
Avec ce nouveau revers, les Reds atteignent la barre des 15 défaites en 48 rencontres toutes compétitions confondues cette saison. Un ratio (31%) qu’ils n’avaient plus connu depuis une décennie (saison 2014-2015) preuve d’un recul significatif dans leur capacité à maintenir un niveau de performance constant. Cette fragilité chronique contraste fortement avec les standards élevés auxquels le club avait habitué ses supporters ces dernières saisons.
Une défense de plus en plus fragile
Face à Manchester City, les hommes d’Arne Slot ont affiché des lacunes évidentes, notamment sur le plan défensif. La charnière centrale, souvent mise sous pression, a montré des signes de fébrilité inquiétants, incapables de contenir les mouvements rapides et coordonnés de l’attaque adverse. Une fois menés au score, les Reds ont semblé incapables de réagir, confirmant une tendance récurrente cette saison : une difficulté à inverser la dynamique lorsqu’ils sont en difficulté.
Ce manque de réponse mentale et tactique se reflète également dans les statistiques globales de l’équipe, notamment Mohamed Salah qui a loupé un penalty, exercice dans lequel il excellait pourtant par le passé. Liverpool peine à enchaîner les résultats positifs et alterne trop fréquemment entre prestations convaincantes et contre-performances marquées. Une irrégularité qui pèse lourd dans les moments décisifs.
À l’approche d’échéances majeures, notamment sur la scène européenne (double confrontation contre le PSG), ce bilan soulève de nombreuses interrogations. Liverpool devra rapidement corriger le tir s’il souhaite éviter une fin de saison encore plus délicate. Car au-delà de cette déroute face à City, c’est bien une tendance de fond qui interpelle : celle d’une équipe en perte de repères, dont la marge d’erreur semble aujourd’hui considérablement réduite.

