Woman in Football (FIFA): L’ ancienne arbitre internationale béninoise, Rosalie Ndah à l’honneur

Woman in Football (FIFA): L’ ancienne arbitre internationale béninoise, Rosalie Ndah à l’honneur

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Dans le but d’encourager le football féminin, la Fédération Internationale du Football Association (FIFA), a créé le creuset  » women in Football » afin d’être plus proche des femmes qui interviennent dans ce domaine. Dans le dernier numéro de cette rubrique didée à la gente féminine du cuire rond, l’ancienne arbitre internationale du Bénin Rosalie Tempa Ndah François a été à l’honneur. L’ancienne dame des sifflets qui a officié dans plusieurs tournois majeurs internationaux n’a pas vu ses rêves se réaliser sans aucune contrainte. Elle a du surmonter de nombreux obstacles pour atteindre ses objectifs.

«Je regardais le football à la télévision quand j’étais enfant. Il n’y a avait pratiquement pas de football féminin au Bénin et j’ai joué avec les garçons quand j’étais à l’école. Mais c’était vraiment difficile, et j’ai vite abandonné», a expliqué Rosalie lors de son entretien avec FIFA. com. Il a fallu qu’elle prenne de l’âge pour pouvoir réorienter ses rêves entant qu’amoureuse du rectangle vert. «Et puis quand j’ai grandi, j’ai vu que les femmes arbitraient des matchs». Cette nouvelle découverte a scellé le sort de la jeune dame d’alors.« Les gens ne pensaient pas que c’était juste et même ma famille a refusé de me soutenir. C’était vraiment difficile. Finalement, l’entraîneur m’a proposé d’arbitrer les matchs de l’équipe a l’entraînement. Je ne savais rien des lois du jeu, alors j’ai fait ce que j’ai pu, tout le monde m’a crié dessus», se souvient-elle. Elle  «était toute seule sans assistants».
 
Rosalie a découvert fort heureusement la Commission centrale des arbitres et prend la résolution de se faire former en la matière. «C’est là que j’ai vraiment commencé par apprendre les règles du jeu. Quand je suivais, je met en pratique tout ce que j’ai appris sur le terrain et je me suis entraînée avec les arbitres masculins». Une bonne nouvelle pour la futur femme des sifflets, « ils étaient très heureux de voir une femme courageuse ». 
 
«C’est lorsque j’ai commencé par m’entraîner avec les Lions de l’Atacora, une équipe masculine locale, que j’ai vraiment commencé par croire en mes capacités. Physiquement, je pouvais suivre les hommes et l’entraîneur m’a félicité», s’en est elle réjouit.
 
En 2003, Rosalie réussit à attirer l’attention d’un expert de la CAF lors d’un camp d’entraînement et devient arbitre assistante FIFA «après 8 ans de dur labeur». «J’etais devenue si heureuse. Les journaux parlaient de moi et j’ai fait taire tous les septiques, et mes parents étaient fiers de moi», aurait t-elle lancé avec un éclat de rire.
 
Après une très bonne performance aux Jeux africains au Nigeria la même année où elle a officié les matchs femimins dont la finale avec succès, Rosalie Ndah, eu la chance d’être appelée, pour arbitrer le tournoi olympique de football féminin d’Athènes 2004. Elle prenait l’avion pour la première fois. « C’était mon premier vol, long-courrier, j’étais fière de représenter mon pays et l’Afrique devant le monde entier. J’ai tellement appris en côtoyant d’autres officiels de match du monde entier», explique l’ancienne arbitre de 47 ans. Elle a par la suite presté «lors de six  compétitions de Coupe du Monde Féminine de la FIFA des U20 et des seniors, deux autres Jeux Olympiques, et six Coupes d’Afrique des Nations de la Confédération africaine de Football (CAF).
 
« J’ai beaucoup de bons souvenirs, mais si je devais choisir un, ce serait le match pour la troisième place entre l’Allemagne et le Japon aux Jeux Olympiques de Beijing 2008 ( 2-0 pour l’Allemagne) », s’est-elle remémorée chaudement. 
 
Rosalie Temps Ndah François, a mis fin à sa carrière internationale et devient instructrice d’arbitres et partage son expérience avec les jeunes. Pour elle, «il n’y a pas de meilleure vue qu’une femme avec un ballon à ses pieds ou un sifflet dans la bouche. (….) L’exemple que j’ai donné a inspiré beaucoup de jeunes filles (Ndlr au Bénin) qui m’ont rencontré (…) et je donne des formations…».
 
 Pour conclure, elle a invité les femmes à travailler dur et ignorer ceux qui pensent que les femmes en Afrique ne sont faites que pour avoir des enfants et faire la cuisine.
 
Rappelons qu’en plus de ses activités de football, Tempa est une  coiffeuse de profession et « dirige un collège de coiffure et une association caritative du nom d’ ACAL-DR . Elle organise des projections de films en plein air dans les communautés rurales pour sensibiliser aux meilleures pratiques de développement et à d’autres questions telles que la scolarisation des filles, la violence à l’égard des femmes, l’enregistrement des naissances, la maltraitance des enfants et l’intimidation».