Tunisie / Affaire CS Chebba – FTF : Les principales causes exposées par Taoufik Mekacher

Tunisie / Affaire CS Chebba – FTF : Les principales causes exposées par Taoufik Mekacher

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Depuis plusieurs semaines, la Fédération tunisienne de football (FTF) et le Club sportif de la Chebba offrent une scène de duel entre deux camps opposés. Alors que son club est interdit de participation au championnat pour la saison à venir, le président du club chebbien est revenu sur les dessous de ce conflit observé jusque-là. Selon ses affirmations prononcées ce lundi 2 novembre 2020, il s’agit d’une opposition entre le président de la FTF Wadii Jarii et lui.

Pour répondre à la même question qui est de savoir pourquoi la FTF, en l’occurrence le président Jarii, est aussi rigoureuse à l’encontre du CS Chebba, Taoufik Mekacher n’a pas tourné autour du pot. Le dirigeant tunisien a expliqué comment deux actions ont pu conduire la formation chebbienne dans de telles situations. Selon ses déclarations tout est parti d’abord du fait qu’il a voulu que soit instaurée une amicale pour les présidents des clubs. Une association qui aura pour principale mission de défendre les intérêts de ses composants. Le second point fâcheux, d’après Taoufik Mekacher, réside dans la volonté du CS Chebba d’effectuer un audit sur les comptes de la FTF. Cette dernière approche n’a pas du tout été du goût des dirigeants de la Fédération tunisienne de football puisque la formation chebbienne est allée même jusqu’à faire appel aux tribunaux civils.

S’étant sentie offensée, l’instance tunisienne de football a alors décidé d’être stricte dans ses démarches, à l’instar de la rigueur appliquée quant à la « suspension provisoire » du CS Chebba de la Ligue 1 2020-2021.

Le ministre Kamel Deguiche a choisi son camp ! 

Par HV Fréjus 

Kamel Deguiche.gif Tunisie / Affaire CS Chebba - FTF : Les principales causes exposées par Taoufik Mekacher

Nul ne sait quand est-ce que la situation tendue entre le Club sportif de la Chebba et la Fédération tunisienne de football (FTF) va connaître une fin. Mais on sait désormais de quel côté se range le ministre tunisien de la jeunesse, des sports et de l’intégration professionnelle, Kamel Deguiche. Il est revenu sur certains aspects juridiques du dossier, ce 2 novembre 2020 à la radio Express FM. 

Au cours de ses interventions, l’autorité ministérielle a fait comprendre que la décision de suspension prise par l’instance tunisienne de football n’est pas du tout disciplinaire et a ouvertement accordé son soutien au CS Chebba dans la suite de cette affaire. Dans ses argumentations, il a exposé les points d’ombre qui l’ont amené à s’aligner derrière le camp de Taoufik Mekacher et son club. Sur les ondes de la radio Express FM, Kamal Deguiche n’a pas manqué d’encourager le CS Chebba dans sa démarche de faire appel au Tribunal arbitral du sport pour avoir gain de cause. 

Quelques jours en arrière, le ministre de tutelle en se référant à l’article 15 des règlements de la FTF, avait sommé cette dernière de se pencher sur l’organisation d’une assemblée générale des clubs, en vue de valider ou non l’exclusion du CS Chebba. Mais à cette demande, l’instance dirigée par Wadii Jarii a répondu tout en indiquant que le CS Chebba n’est pas sous le coup d’une exclusion mais qu’il est plutôt mis en inactivité pour avoir dépassé les délais légaux d’inscription à la nouvelle saison. Mieux, la FTF a précisé que cette décision a été appliquée en respect aux articles 25, 29, 30 et 31.

D’après le ministre Kamel Deguiche, cette réponse n’est pas du tout la bienvenue car l’inactivité ne saurait être une décision disciplinaire. Ce terme est certainement le tournant de ladite affaire. En effet, selon le numéro 1 du sport tunisien, les statuts de la Fédération tunisienne de football ont énuméré toutes les sanctions qui pouvaient être prises contre les clubs et le terme inactivité n’y figure pas. Pour renchérir, il a expliqué que c’est l’équipe concernée qui doit elle-même plaider pour une période d’inactivité en cas de force majeure. Selon l’autorité ministérielle, une telle démarche qui doit être considérée comme une demande de faveur et non une sanction, est censée éviter à l’équipe de se voir exclure.

Affaire à suivre…