TRICHERIE SUR L’AGE  DES JOUEURS : ELLE A MARQUE LE SPORT BÉNINOIS EN 2018

TRICHERIE SUR L’AGE DES JOUEURS : ELLE A MARQUE LE SPORT BÉNINOIS EN 2018

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La Honte nationale

 Le dimanche 2 septembre 2018, très tôt dans la matinée, le peuple béninois a appris avec consternation la disqualification de son équipe des U17 par la CAF, au tournoi qualificatif Ufoa B comptant pour les éliminatoires de la Can U17 Tanzanie 2019, pour tricherie sur l’âge des joueurs conformément à l’article 135 de son code disciplinaire. La CAF avait prévenu que les tests d’imagerie par résonance magnétique (IRM) seraient organisés avant le début des matchs dans le pays hôte du tournoi de qualification et que tout joueur qui échouerait au test ne serait pas autorisé à prendre part à la compétition encore moins être remplacé par un autre joueur. Ainsi, se basant sur les résultats issus des examens IRM et PCCA (test de cardiologie) effectués à Niamey sur les joueurs béninois, la Confédération africaine de football (CAF) a révélé  que 10 d’entre eux ont triché sur leur âge, d’où l’équipe a été priée de quitter la compétition.

 

– Dirigeants et joueurs en prison

 Dans la foulée de la décision de la CAF, le procureur de la République du Bénin s’est saisi de l’affaire, et le ministre des Sports a déposé plainte. 18 personnes, dont l’ancien président de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharafou, ont été placés en garde à vue et présentés au procureur le 06 septembre 2018.

 

Pour avoir donc menti sur leur âge, les dix joueurs U17 épinglés dans ce dossier ont été condamnés à une peine de six mois d’emprisonnement dont un mois ferme, le mardi 30 octobre 2018 par la justice béninoise. Quant à l’ancien président de la Fédération, Anjorin Moucharafou, il a été condamné à 12 mois d’emprisonnement dont deux fermes. Vicentia Boco, la responsable du centre IRM qui avait effectué la contre-expertise sur les joueurs a bénéficié d’une relaxe pure et simple, tout comme Moïse Ekoué et Ibrahim Mama Chabi, membres de l’encadrement technique. Un policier et des élus locaux, ont pour leur part été relaxés au bénéfice du doute.