Michel Platini

Super League européenne : Michel Platini se paie Čeferin et l’UEFA

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Éloigné du football par la suspension à lui infligée par la FIFA, Michel Platini suit avec attention l’actualité de la Super League européenne. Un dossier qui, selon lui, est en train d’être mal géré par son successeur à l’UEFA Aleksander Čeferin. Dans un entretien accordé à L’Equipe, le Français n’a pas été tendre avec le Slovène.

« Comment a-t-il géré cette crise ? Mal ». Cette réponse de Michel Platini à la question du journal L’Equipe résume tout ce qu’il pense de la gestion d’Aleksander Čeferin de la crise liée à la création avortée de la Super League européenne. Une menace qui s’annonçait depuis près d’un demi-siècle et face à laquelle il fallait anticiper, estime l’ancien président de l’UEFA. « Le départ des grands clubs pour fonder leur propre compétition, c’est le seul vrai danger récurrent que doit gérer l’UEFA. Ça fait 40 ans que les grands clubs veulent partir. Quand on est président de l’UEFA, il vaut donc mieux anticiper plutôt que de se retrouver devant le fait accompli et traiter les dirigeants de ces clubs de « lâches », de « serpents » ou de « scorpions » comme l’a fait Čeferin, c’était ridicule », a-t-il fait remarquer.

Michel Platini explique en effet avoir déjà eu à faire face à cette volonté d’indépendance manifestée par les clubs. Un désir porté alors par 14 grands clubs d’Europe réunis en G14. « Mais quand je discutais avec « Kalle » (Rummenigge), on parlait dans l’intérêt du football, pas seulement du business ou des télévisions, mais aussi des joueurs et des supporters. C’était pas Čeferin qui discute avec Agnelli… », précise Platini qui taxe Agnelli de tout envisager en fonction de l’argent. « Sinon, il faut aussi sponsoriser les filets des buts et coller des publicités sur les journalistes dans la tribune de presse. Le projet de Super League s’est effondré parce que ses responsables ont fait une communication de merde, que les médias étaient contre, et que les supporters, notamment anglais, ont été comme d’habitude, c’est-à-dire formidables », a conclu Michel Platini.