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RC Relizane – ES Sétif: Une affaire aux relents de scandales

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La  compromission érigée en règle. L’affaire dite RCR-ESS traitée le 20 mai dernier par la commission de discipline de la ligue de football professionnelle (LFP) est loin d’être close.

Et pour cause, le rapport du Dr Louled Abdelkrim manager COVID désigné pour cette rencontre et dont nous détenons une copie, nous révèle bien que des actes de compromission ont entaché la décision de cette commission qui a, pour reprendre une expression populaire, tenu le bâton au milieu en épargnant l’Entente Sportive de Sétif (ESS) de sanctions plus sévères tout en ayant la main lourde sur celle du Rapid Club de Relizane (RCR).  Pour le   manager Covid qui est aussi celui de la ligue de Bel-Abbès et de la récente académie de football de la FAF de la même ville, le match ne devait pas se tenir mais, la rencontre s’est jouée sur recommandations de l’actuel président de la commission d’arbitrage néanmoins médecin le Dr Mohamed Bichari. « Devant cette situation et dans le but de prendre une décision finale, j’ai décidé de consulter le docteur Bichari qui m’a demandé de garder les copies des résultats des tests, de laisser jouer le match et de faire un rapport complémentaire » lit-on dans le rapport du Dr Louled.

Un rapport dans lequel, il révélera de graves infractions du staff médical de l’ESS comme celle du joueur Ghacha Houssem-Eddine qui avec un test négatif datant du 03.05.2021, avait pris part à trois matches de suite USMA (04/05), le WAT (08/05) et le RCR (16/05). Ce qui permet de déduire que cette équipe de l’ESS n’était pas à sa première infraction en jouissant et bénéficiant certainement de certaines largesses ou de la complaisance de certains managers Covid    qui avaient fermé les yeux devant des faits jugés graves par la même commission de discipline sanctionne un médecin qui avait voulu faire son travail correctement en refusant la tenue de la rencontre.

Mais qu’il a finalement laissé se dérouler sur recommandations de son aîné Bichari. Ce dernier, pour nombre d’observateurs, aurait dû, par éthique et déontologie, protéger son confère au lieu de le jeter en pâture à une commission qui n’a nullement les prérogatives de suspendre un médecin assermenté qui n’a de compte à rendre qu’à son conseil de l’ordre.

Une telle affaire devrait faire réagir le ministère de la jeunesse et des sports et même celui de la santé lorsque l’on sait que vies humaines ont été mises en danger en ces temps de crise sanitaire mondiale par  la délégation sétifienne comme mentionné même  dans  les attendus de la commission de discipline « Attendu qu’une telle manière d’agir est considérée comme une négligence très grave et porte atteinte à la santé de l’ensemble des personnes participantes à l’organisation et au déroulement de la rencontre ».