o9EHm9qtT7nC0HqqVHno Présidence CAF : Ahmad Ahmad Hors -jeu , l’Afrique se cherche un candidat !

Présidence CAF : Ahmad Ahmad Hors -jeu , l’Afrique se cherche un candidat !

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En mars 2021, une élection portera un nouvel homme à la tête de la Confédération Africaine de Football (CAF). A quelques mois de la date butoir, plusieurs candidats ont déjà déclaré leurs candidatures dans l’attente de la validation. Toutefois, les amoureux du football africain rêvent d’un rayonnement du sport roi. A cet effet, le prochain président sera taillé, fédérateur avec des idéaux pour le développement du football sur le continent.

Le profil type du président recherché par les africains

Qu’importe sa couleur de peau, sa nationalité, qu’il soit du Maghreb, de l’Afrique australe ou de l’Afrique de l’Ouest, les inconditionnels du football africain sont avant tout à la recherche d’un président fédérateur. Un président capable d’une gouvernance transparente et de représenter valablement l’instance africaine sur l’échiquier du football mondial. Un président capable de faire porter valablement la voix des 56 fédérations membres de la CAF lors des assemblées générales de la FIFA.

L’Afrique est aussi à la recherche d’un président capable de dénoncer le racisme ainsi que les comportements anti sportifs subis par les joueurs africains évoluant sur le vieux continent. Les passionnés du football africain sont également à la recherche d’un président avec de nouvelles idées pour une meilleure valorisation des clubs africains à travers les compétitions interclubs ou encore un réel envol du football féminin. Aussi, un président qui privilégie la formation à la base des joueurs et le développement des infrastructures sportives.

Enfin, l’Afrique recherche un candidat capable de convaincre l’instance faîtière qu’un pays africain peut à nouveau organiser une phase finale de Coupe du monde après celle de 2010 en Afrique du Sud. L’Afrique est à la quête de ce président capable de maintenir les grandes compétitions sur le continent et d’assurer la sécurité sanitaire de tous en cette période de crise sanitaire.  Pour finir, l’Afrique est à la recherche d’un candidat avec un idéal panafricain et pour qui les intérêts de l’Afrique passent avant celui des tiers. 

Des candidats pressentis arrivent déjà en rang dispersés   

Quatre candidats sont déjà annoncés à la succession du malgache Ahmad Ahmad. Ce dernier n’est pas candidat à sa propre succession à la suite d’ une sanction de la FIFA pour les cinq prochaines années. Il est notamment reproché à l’homme de la Grande Ile la violation des divers codes d’éthique dont l’obligation de loyauté, l’acceptation de cadeaux ou encore le détournement de fonds. Mais il y a déjà une horde de candidatures qui ne s’inscrit pas dans la vision fédératrice des amoureux du football sur le continent. En Afrique de l’Ouest seulement, l’ivoirien Jacques Anouma, le sénégalais Augustin Senghor ou encore le mauritanien Ahmed Yahya ont tous déposé leurs candidatures. Cela témoigne déjà d’une désunion dans l’Union des Fédérations Ouest-africaines de football (UFOA) qui compte 16 fédérations.

Dans l’Afrique australe, le sud-africain Patrick Motsepe est candidat déclaré. Une candidature qui sera sans doute soutenue par  le Conseil des Associations de Football en Afrique Australe (COSAFA). Ce qui constituerait une vraie union derrière le sud-africain présentant ainsi de fortes chances pour lui de se faire élire s’il peut compter éventuellement sur les 14 fédérations membres. Toutefois, il lui faudra des soutiens sur les autres zones géographiques de l’Afrique pour plus de sérénité.

Ainsi, il faudrait que les candidats Ouest africains se concertent, unissent leurs projets afin de s’aligner derrière un seul candidat capable d’être de taille face au richissime sud-africain. Si éventuellement cela arrivait, deux candidats dont un de l’Afrique australe et l’autre de l’Afrique de l’Ouest seront au face à face. Les chances seront donc égales et les fédérations de football du Maghreb, d’Afrique centrale et de l’est joueront certainement les arbitres pour l’élection du nouveau président. Mais ce qui serait bien pour tous, c’est de porter en 2021 un leader panafricaniste, un homme de vision et d’idées novatrices pour l’essor du sport roi en Afrique.