Ons Jabeur

Portail du jour :  Ons Jabeur, ambassadrice du tennis africain 

Publié le : / Par

L’une des révélations de la saison 2021 sur le circuit WTA, Ons Jabeur a séduit tous les observateurs et les amateurs de la petite balle jaune. La joueuse de 27 ans a fait preuve d’abnégation, d’ambition et de détermination qui a toujours animée la femme tunisienne et africaine pour se faire une place au milieu des grands noms du tennis mondial.

Mais qui est réellement cette championne venue d’un pays où le tennis commence seulement à percer ?

Des débuts difficiles 

Originaire de Hammam Sousse Ons Jabeur,  née le 28 août 1994, a débuté le tennis dès l’âge de trois ans avec sa maman. A 13 ans, elle a décidé de prendre la direction de Tunis pour intégrer le lycée sportif d’El Menzah. La Native de Ksar Helal s’est entraînée en Tunisie de l’âge de 3 ans à 16. Mais elle a rencontré de nombreux problèmes logistiques en s’entraînant en Tunisie. Comme plusieurs sportifs tunisiens, Jabeur a dû faire face à un sérieux manque de moyens. Mais désireuse de réaliser son rêve d’arriver au sommet, Ons Jabeur a quitté la Tunisie. Ayant atteint un certain niveau, elle s’est tournée vers des entraîneurs internationaux à 17 ans.

Un premier Grand Chelem junior à Roland-Garros

En 2011, Ons Jabeur a attiré l’attention internationale en s’adjugeant le titre de Roland Garros chez les juniors. La Tunisienne a remporté le tournoi en battant en finale la portoricaine Monica Puig, un an après avoir perdu la finale face à Elina Svitolina en 2010. Grâce à ce titre, Jabeur est devenue, à 16 ans, la première joueuse africaine à gagner un tournoi du Grand Chelem en simple depuis 55 ans et la victoire de son compatriote Mustapha Belkhodja, à Roland-Garros junior en 1956.

Exploits et Trophées 

La native de Ksar Helal s’est lancée sur le circuit professionnel en 2012.  En 2017, passée senior, elle atteint le 3ème tour de Roland Garros et intègre pour la première fois de sa jeune carrière le top 100. En 2019, la Tunisienne a réédité sa prouesse à l’US Open, elle s’est inclinée au 3e tour en trois sets contre Karolína Plíšková. A la faveur de cet exploit, Jabeur a été sacrée meilleure femme sportive arabe de l’année 2019. En 2020, la jeune tenniswoman a réussi l’exploit de se hisser pour les quarts de finale de l’Open d’Australie, devenant la première joueuse arabe à atteindre cette étape de l’un des quatre tournois du Grand Chelem. Cette prouesse l’a propulsée au 46e rang du classement WTA. Cette année (2021) la tenniswoman de 27 ans est devenue la première joueuse africaine et arabe à inscrire son nom au palmarès du circuit WTA, en remportant le tournoi de Birmingham (sur gazon).  A Wimbledon, Jabeur est parvenue à se qualifier pour les quarts de finale, avec à la clé une victoire devant la légende du tournoi britannique et du tennis, l’Américaine Venus Williams.

Malgré ses difficultés financières pour atteindre le haut niveau, la tunisienne, décidée de faire de son sport son gagne-pain, a réussi à surmonter les écueils et écrire l’histoire du tennis féminin.

Un style de jeu plaisant 

Ons Jabeur propose un jeu plaisant, avec ses variations, ses retours amortis, sa qualité de service, ses slices et ses coups droits croisés très rapides… Le style de jeu divertissant de cette talentueuse tenniswoman et sa sympathie ont conquis de nouveaux fans.

Le Top 10 en ligne de mire 

En très grande forme depuis des mois, et auteur de plusieurs grandes performances, la Tunisienne continue son ascension dans le classement WTA. Lors du dernier classement, publié le lundi 20 septembre, Jabeur a été classée à la 17e place. Il s’agit de son meilleur classement depuis le début de sa carrière.  Avec son niveau actuel, la Tunisienne pourrait viser le TOP 10.

Un produit 100% tunisien

La championne Tunisie est un produit 100% tunisien. Jabeur est actuellement entraînée par l’ancien joueur tunisien de Coupe Davis Issam Jellali. Son mari Karim Kamoun, ancien escrimeur, est son préparateur physique depuis 2017.

Ons jabeur est un exemple à suivre et au-delà du tennis tunisien, c’est à tout le tennis africain et arabe qu’elle donne des ailes.