BTw8oVU4DxC5Kjp0dsnd Pluies de buts sur les Stades du Monde : Tactiques défaillantes ou régression ?

Pluies de buts sur les Stades du Monde : Tactiques défaillantes ou régression ?

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A la grande joie des amateurs de buts, les larges scores dans les matches de football deviennent monnaie courante. Mais, cela soulève moult interrogations, auxquelles il est difficile de trouver réponse.

Merzak Tigrine

C’est à croire que nous sommes revenus aux années trente et cinquante, au cours desquelles les rencontres de football s’achevaient sur des scores fleuves, y compris lors des compétitions officielles. Il y a eu également des résultats très larges lors de certaines compétitions, Yougoslavie – Zaïre (9-0 lors du mondial 1974 et Hongrie – Salvador (10-1 au cours du mondial 1982), mais qui s’expliquaient par la différence de niveau entre les deux antagonistes. Généralement cela est devenu rare.

Pendant quelques années on a eu droit à eu période de disette avec des tactiques ultra-défensives, dont la plus célèbre est le catenaccio (le verrou) mis en place par le célèbre joueur franco-argentin Helenio Herrera, qui consistait à jouer avec quatre défenseurs et une sentinelle derrière pour assurer la couverture.

Le football n’était pas beau à voir ! Ceci étant, depuis quelques années c’est le même constat qui est fait on revient au scores fleuves. Le hic cette fois-ci est que ce sont de grandes Nations ou des clubs de renommés, qui prennent des raclées pour le moins surprenantes. L’on citera pour l’exemple, le fameux 7-1 infligé par l’Allemagne au Brésil en demi-finale du mondial 2014, l’historique 8-2 encaissé lors de la précédente édition de la champion’s league européenne par le FC Barcelone face au Bayern de Munchen. La dernière sensation en date est ce cinglant 6-0 que la Roja a administré à la National Mannschaft. Il y a lieu de signaler que pour les deux derniers exemples, dans les buts du Barça et de l’Allemagne, il y avait deux portiers, jugés exceptionnels par les connaisseurs, en l’occurrence les deux keepers allemands André Ter Stegen et Manuel Neuer.

Comment peut-on expliquer que des équipes nationales ou de clubs, connus pour leur solidité, encaissent des cartons de ce genre ? C’est dire que l’on ne peut pas imputer la responsabilité des buts encaissés aux gardiens de buts.  S’agit-il de défaillances techniques et tactiques des entraineurs ou d’erreurs de marquage des défenseurs ? Si c’était le cas, ces fautes se rattrapent à la mi-temps parce que les coachs de ces équipes ne sont pas des novices en la matière et ils ont démontré leur compétence par le passé. Est-ce à dire que l’heure est à la régression et que ces grands techniciens du football ne parviennent plus à trouver des solutions pour sauver leurs équipes de ce genre de déroutes, pour le moins inattendues ? En effet, qui peut pronostiquer une défaite du FC Barcelone, de l’Allemagne ou du Brésil sur de tels scores au vu de leur potentiel ? Cela relève de la voyance ! Il reste à espérer que les coachs ne recourront plus à des tactiques de verrouillages du jeu pour éviter des déculottées à leurs équipes.