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Pour ou contre le maintien de la VAR dans les compétitions en Afrique ?

  • Publié : 03/06/2019 - 01:29 /
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Plus d’un an après son intronisation en Afrique dans les finales des compétitions interclubs, l’Assistance Vidéo à l’Arbitrage ou Video Assistant Referees (VAR) ne cesse de diviser. Presque deux semaines avant le début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019) devrait-on maintenir ou pas son utilisation ?

Un an et quelques poussières après avoir été piquée par l’épidémie VAR, la Confédération Africaine de Football (CAF) ne cesse d’être pointée du doigt. L’instance continentale du football a diaboliquement du mal à mettre tout le monde d’accord après l’instauration de cette technologie censée faire l’unanimité.

Avant son arrivée, on comptait quasiment autant de personnes « pour » que de personnes « contre ». Une attitude clairement compréhensible puisqu’elle devait balayer l’injustice et rétablir justice.

Ainsi, la VAR venait aider les arbitres centraux dans leur tâche quotidienne pas toujours aisée. Prendre une bonne décision en une fraction de seconde a toujours été complexe. Elle était donc la bienvenue pour nos chers hommes en noirs suppliés dans leur job par d’autres assis en cabine. Fini donc les protestations à tout va sur les stades du continent.

C’était mal connaitre certains sifflets du continent. Si la toute première expérience s’est agréablement bien déroulée le 24 février 2018 avec l’arbitre zambien Janny Sikazwe à Casablanca lors de la Supercoupe 2018 entre le Wydad AC et le TP Mazembe (1-0), les suivantes ont été chaotiques et très controversées.

En finale aller de la Ligue des Champions 2018 opposant le Al Ahly au l’Esperance Tunis le 2 novembre 2018 (3-1 ; 0-3), Medhi Abid Charef ,’arbitre algérien, se plante lors des prises de décision en consultant la VAR pendant de longues minutes à Borg El Arab. Lui, sera suspendu par la CAF après son match raté.

Et comme par hasard au cours de la manche aller de la même compétition l’année d’après, un autre sifflet viendra jeter le flou total sur l’importance de l’utilisation du VAR le 24 mai dernier. Djehad Gerisha commet d’énormes fautes d’appréciation en ayant recours au VAR à Moulay-Abdellah tout comme son collègue algérien privé de coupe du Monde 2018 puis ….gracié. L’égyptien écopera d’une suspension derrière. À aucun moment il n’a maitrisé son sujet même avec une vidéo sous les yeux à Rabat.

La goutte d’eau qui fera déborder le vase viendra de Radès où l’Afrique du foot a vécu une scène vraisemblablement hallucinante en finale retour de la LdC. Au moment de l’égalisation des marocains du Wydad, l’on s’est rendu compte que la Var  était défectueuse et donc hors d’usage!!!.

 L’arbitre de la rencontre, Papa Gassama n’y pourra rien.Lui qui était jusque là irréprochable. Les Wydadis, déjà lésés au match aller, ne reprendront pas la partie. L’instance dirigeante du foot continentale décide dès lors d’attribuer le trophée 2019 de la plus prestigieuse compétition des clubs aux Sang et Or par décision arbitrale . Une première dans les annales du football mondial dans une finale . Ce scandale du VAR inexistant fera date dans les livres d’histoire du football africain et mondial.

En clair, la VAR a créé plus de problèmes au foot africain qu’elle en a résolu. La CAF devrait apprécier son maintien ou pas dans les prochaines compétitions.

Alors pour ou contre le maintient de cette technologie sur le continent ?