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POUR EVITER UNE NOUVELLE DÉCONVENUE EN 2022 : LA CAF S'ENGAGE À METTRE LES MOYENS

  • Publié : 23/07/2018 - 22:03 /
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Les sélections africaines devront accorder un grand volet à la formation et à la détection des jeunes talents si elles veulent être sur le toit du football mondial dans les années à venir. C’est une des grandes conclusions issues du forum visant à décrypter l’échec des sélections africaines au dernier mondial.
Par Mouhamed CAMARA

L’essentiel n’est plus de se qualifier. Désormais, il faut faire bonne figure. La Caf attend mieux des équipes africaines devant représenter le continent lors des mondiaux 2022. C’est toute l’importance de cette rencontre organisée avec les techniciens des 5 pays qualifiés ainsi que des experts de la Fifa. D’emblée, le constat coule de source. L’Afrique a connu une déroute qui se matérialise aisément par les stats : 15 matches, 15 buts inscrits, 1 but contre son camp, 26 buts concédés, 10 revers pour trois (petites) victoires. Un constat d’échec que la Caf veut gommer.

Même si l’Afrique n’a jamais atteint le stade des demi-finales, il n’en demeure pas moins que le continent dispose de potentiels pour inverser la tendance. Cela dans un court terme. Pour ce faire, Ahmad Ahmad, le président de la CAF, a lancé quelques pistes. En première lieu, la formation qui devra être un pilier essentiel des équipes africaines : « les équipes européennes ont bien réussi ce Mondial parce qu’elles mettent en place des programmes cohérents de formation. La France est championne du monde par la formation. Ils ont produit beaucoup de talents, devenus aujourd’hui des stars mondiale », a argumenté Ahmed Ahmed.

Avec la floraison des centres de formation tels celui de l’Asec en Côte d’Ivoire ou du Djoliba au Mali, l’Afrique peut refaire son trou.  Surtout que l’instance faitière du football africaine s’est engagée à renforcer les moyens pour que les joueurs africains aient une bonne formation. Cet engagement suffira t-il ? Certainement pas au regard du manque « d’imagination de nos fédérations à initier des nouvelles actions porteuses de résultats crédibles ».

Devant un parterre de techniciens venus assister à la rencontre, ces derniers devront trouver des réponses aux questionnements émis par le président de la CAF : « que manque-t-il exactement à nos représentants pour rivaliser d’ardeur, de talent et d’efficacité avec les meilleurs du monde ? S’agit-il de dysfonctionnements dans la préparation ? De gestion ou de management des effectifs ? » s’est-il demandé.

Avec ces questionnements sur la table, les techniciens africains pourront plancher et apporter des réponses à même d’éviter à l’Afrique une nouvelle déconvenue dans un mondial. Pour cela, ils ont quatre ans pour trouver les réponses adéquates.