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Organisation de la CAN : Quand Ahmad Ahmad dribble tout un continent !

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Le nouveau patron de la confédération africaine de football semble être venu avec un agenda à mettre en place par tous les moyens. D'abord, il européanise les compétitions africaines des clubs et des Nations en les alignant sur le calendrier du vieux continent, alors que l'Afrique est connue pour ses spécificités climatiques justifiant les précédentes périodes de déroulement des différents tournois.

ABDURAZZAKT.

Ahmad Ahmad passe ensuite au volet organisationnel et met devant le fait accompli, les pays désignés pour l'organisation de la coupe d'Afrique des Nations jusqu'en 2025 en augmentant le nom de pays participants à 24 au lieu de 16 précédemment, base sur laquelle les candidatures avaient été formulées. Maintenant, il essaye de se montrer magnanime en proposant au Cameroun d'accueillir la CAN 2021, initialement attribuée à la Côte-d'Ivoire, mais là il porte un jugement de valeur sur les Ivoiriens en assurant quatre années à l'avance qu'ils ne seront pas prêts pour l'édition qui leur a été attribuée, et devront attendre celle de 2023. Difficile de suivre le raisonnement du président de la CAF, qui semble un excellent "dribbleur" dans les coulisses pour atteindre ses objectifs et respecter ses engagements vis-à-vis de ceux, qui l'ont porté à la tête de la confédération africaine. L'organisation de la CAN 2019 par le Maroc est une rumeur, qui a circulé depuis qu'Ahmad Ahmad a été élu à la tête de la CAF, et elle se confirme. Et pourtant le Cameroun, sous le choc du retrait, conteste la justesse de la décision de la CAF et se dit toujours prêt à organiser la compétition à la date fixée. Intraitable, Ahmad Ahmad persiste et signe. La parade est de décaler les éditions de la CAN pour ne pas trop froisser les prochains organisateurs.

Reste à savoir maintenant si cette manière de faire ne pas faire des mécontents et créer un courant de contestation, qui pourrait être fatal à Ahmad Ahmad. Par ailleurs, le cas de l'exclusion de la Sierra Léone des éliminatoires de la CAN 2019, alors que le cas de sa fédération n'a pas été encore définitivement tranché par la FIFA, ressemble beaucoup plus à une injustice, car la décision pouvait être différée d'ici la sixième et dernière journée des éliminatoires. 

 

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