MORT SUBITE DES FOOTBALLEURS AFRICAINS : L’Afrique compte ses morts

  • Publié : 11/05/2018 - 18:55 /
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Ces dernières années, il n’est pas rare de constater la mort de footballeurs du à des arrêts cardiaques. Si le dernier cas qui a ému la planète foot est celui du jeune Havrais Samba Diop ou de l’Italien David Astori, capitaine de la Fiorentina, il n’en demeure pas moins que les footballeurs africains en ont connu leur lot.

 

De Dakar : Mouhamed CAMARA

Le décès est tout aussi brutal que celui de ses devanciers. Antoine Coly, capitaine  de l’Asfa (Ligue 1 Sénégal), est décédé brutalement à la suite d’un malaise cardiaque en pleine rencontre de championnat le 4 mai dernier. Il grossit le rang des footballeurs africains qui ont perdu la vie sur le terrain suite à des arrêts cardiaques.

Il est dit que la pratique du sport est un facteur réduisant le risque d’arrêt cardiaque. Dés lors, l’on peut penser que les footballeurs sont à l’abri. Mais que nenni. Au contraire, le sport et le football en particulier constitue un risque pour les pratiquants. La liste des footballeurs décédés s’accroît. Excepté celui du Camerounais Marc Vivien Foé qui constitue sans doute le plus connu, d’autres footballeurs ont trépassé. Dans ce lot, ce sont les Camerounais et Nigerians qui se taillent la part du lion. Le Nigéria pleure ses morts : Samuel Okwaraji, décédé en plein match des éliminatoires du mondial 1990. Chinonso Henry, décédé dans le championnat roumain en 2012.  Amir Angwe, Chaswe Nsofwa, John Ikoroma, Bobsam Elejiko, Endurance Idahor, Shetemi Ayetigbo, David Oniya, Victor Omogbehin et Orobosan Adun.

Le Cameroun aussi a connu son lot avec les décès de Marc Vivien Foé en 2003 et de Patrick Ekeng en mai 2016. Il y a aussi le Togolais Adjassou Etonam Kodjo, les Ghanéens Bart Agyemang et Benjamin Owusu, l’ Ivoirien Cheikh Tioté en 2015, le Tanzanien Mohamed Lemine Mboye, le Gabonais Moise Brou Apanga décédé au Gabon à la suite de match du championnat en avril dernier, le Tunisien Hedi Ben Rekhissa décédé il y a 21 ans avec son club d’Esperance de Tunis. On peut également ajouter à cette tragique liste le Tchadien Loko Lokissimbaye survenu en 2011, le Malien Sekou Camara survenu en 2013 avec son club indonésien de Pelita Java Purwakarta ou encore le Marocain Youssef Belkhouja décédé d’une crise cardiaque lors du derby Raja-Wydad. Même cause de décès pour l’Egyptien Mohammed Abdel Wahab ou encore pour le Libérien Ambrose Wleh.

Pour venir à bout de ces arrêts cardiaques de plus en plus soudaines, une voix autorisée en la personne de Nigerian Nwankwo Kanu à une solution. Lui-même victime de troubles cardiaques en 1996, le Nigerian a décidé de construire 5 édifices sanitaires spécialisés. Le projet est en bonne voie : « j’ai parlé à des amis afin que nous puissions faire quelque chose pour sensibiliser les gens sur la question, déclare t-il. Nous devons essayer d’aider les enfants en Afrique ».

A l’heure ou le bilan ne cesse de croître, il urge que les instances africaines prennent en charge le problème à bras le corps. C’est l’avis de Franck Simon, journaliste au magazine français, France Football : « la santé des athlètes doit revenir au centre des débats. Et compte tenu des circonstances, le symposium de la Caf devra inscrire un thème médical au programme des débats ».

Un appel qui devrait être entendue par l’instance faîtière du football africain.