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Liverpool : Gloire à l’architecte bâtisseur Klopp

  • Publié : 02/06/2019 - 14:18 /
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Les Reds ont été sacrés champions d’Europe samedi soir, grâce notamment à un homme : Jurgen Klopp. Le technicien allemand a su imprimer ses marques et a insufflé un bel état d’esprit à son groupe. En l’espace de quatre saisons, il a redonné au club ses lettres de noblesse sur le continent européen.

 

L’Allemand Jurgen Klopp a intégré samedi soir après la finale remportée face à Tottenham, le cercle très restreint des entraineurs ayant offert un trophée de Ligue des champions à Liverpool. Le dernier en date est l’Espagnol Raphaël Benitez, lors de l’épopée 2004-2005, ce dès sa première saison au club. Une baraka que n’a pas eue tout de suite Jurgen Klopp, arrivé sur les bords de la Mersey le 8 octobre 2015. Il lui a fallu quatre saisons pour mener les Reds vers un titre majeur, après de multiples échecs aussi bien dans des compétitions nationales qu’internationales. Il hérite à son arrivée d’un club agonissant et en crise de résultats. Klopp parvient tout de même à insuffler une nouvelle dynamique aux Reds qui terminent la saison à une 8e position, outre une finale de Coupe de la Ligue perdue contre Manchester City, et une finale de League Europa également perdue contre le FC Séville.

Durant les deux premières saisons, Klopp prend le pouls et engage le chantier de reconstruction de l’équipe qui aboutit notamment sur le recrutement de l’Egyptien Mohamed Salah, transfuge de l’AS Roma, lors du mercato estival 2017. Le Pharaon est la figure emblématique de la révolution tactique de Klopp, et est fait véritable meneur de Liverpool à l’image de Lionel Messi au FC Barcelone. Et Salah s’est montré à la hauteur, puisque dès sa première saison, il termine meilleur buteur de Premier League avec 32 buts, et est sacré meilleur joueur du championnat. Les Reds arrivent également en finale de la Ligue des champions, mais s’inclinent contre le Real Madrid. Cet autre échec en finale, conjugué à ceux survenus par le passé, lui vaut le surnom de «Beautiful looser», c’est-à-dire de «beau perdant». Les Reds perdaient chaque fois avec la manière, et le plus captivant était de voir comment le discours du coach et sa verve arrivait à transcender ses joueurs sur le terrain.

Mourinho admiratif de Klopp

Les arrivées du Brésilien Virgil Van Djik, du Guinéen Naby Keita et du Brésilien Alisson Becker, sont venues solidifier ce groupe de guerriers qui ne se résignent jamais sur un terrain. Et cet état d’esprit leur est insufflé par leur entraineur, qui l’a une fois encore démontré lors de la demi-finale retour de C1 cette saison contre le FC Barcelone. Alors que les Reds avaient été défaits 3-0 au match aller, l’ancien coach du Borussia Dortmund restait optimiste, et son équipe est parvenue à renverser à la vapeur. Une performance qui lui avait valu des éloges de José Mourinho, très avare en compliments. «Pour moi, cette remontada porte un nom : Jürgen. Je ne parle pas de tactique, je ne parle pas de philosophie, je parle de cœur, d'âme, de l'empathie fantastique qu'il a créée avec son groupe de joueurs» avait analysé le Portugais chez nos confrères de beIN Sports.  

C’est grâce à cette force mentale que Klopp et ses hommes ont conquis l’Europe, et ont pu sauver une extraordinaire saison qui serait restée blanche après le faux-pas en championnat qui leur a coûté le titre de champion d’Angleterre au profit de Manchester City. Klopp avait pourtant permis à Liverpool de réaliser sa meilleure saison en Premier League, avec un total de 97 points jamais réalisé de toute son histoire. Nul doute qu’avec un tel parcours, le technicien allemand est bien lancé pour succéder à Didier Deschamps au titre d’entraineur de l’année. Tout dépendra de l’entame de la prochaine saison sur le banc de touche de Liverpool, pour lequel il est lié jusqu’en 2022.