La thérapie de choc Halilhodzic pour sauver le FC Nantes

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Intronisé mardi entraîneur du FC Nantes, Vahid Halilhodzic a organisé une conférence de presse dans laquelle il a dressé un constat sans concession du club. Fidèle à son franc parler qui a souvent fait de lui un coach difficile à cerner avec une image médiatique très négative, Vahid Halilhodzic a tenu un langage réaliste et sincère. « J'ai dit aux joueurs : aujourd'hui, je ne peux vous promettre que du travail et de la souffrance. Peut-être qu'un jour on va rigoler...Mais j'ai envie de faire avec ce groupe quelque chose de bien » a déclaré le Franco-Bosnien, qui succède au Portugais Miguel Cardoso. Lors de son premier contact avec les joueurs, il a tenté de les rassurer tout en relativisant tous ce qui se dit et s’écrit dans la presse qu’il ne lit plus d’ailleurs.  "Il y a tellement de conneries qui sortent chaque jour sur Vahid...", a-t-il dit, parlant de lui à la troisième personne. Avant d’ajouter : « les plus grandes conneries, c'était sur le côté humain, que je suis quelqu'un de dur, d'intransigeant. C'est tout le contraire. Je suis quelqu'un de très très humain ! De toute façon je ne lis plus les journaux. Ce n'est pas le plus important ce qui est dit, c'est plutôt qui le dit. Et quand j'entends certains qui disent des conneries sur moi, je suis même content qu'ils disent du mal de moi. S'ils disaient du bien je m'inquiéterais. Et j'aimerais bien qu'ils le disent en face de moi, mais là, ils sont un petit peu plus réticents ».

Il a également balayé toute inquiétude quant à l'espérance de vie extrêmement faible des techniciens sur le banc jaune et vert sous la présidence de Waldemar Kita : il sera le 14e entraîneur différent en un peu plus de 11 ans. "Est ce que je vais réussir ? je ne sais pas. Vous savez, l'entraîneur est toujours le maillon faible partout", a-t-il indiqué. "À Nantes ça change vite, très rapidement. Je peux être viré dans deux mois mais je suis venu sans avoir peur de quoi que ce soit", a-t-il ensuite assuré. Il a également relativisé les craintes sur d'éventuelles frictions avec son président envahissant. "Lui, il est le patron du club. Moi, je suis le patron du sportif. Tout le monde attend un conflit entre moi et le président. Peut-être il y en aura, peut-être il n'y en aura pas", a-t-il balayé. Quant à son projet de jeu, il est resté vague :" Ce que je déteste, c'est les mauvais résultats, j'adore gagner. Je ferai tout avec mon expérience et ma compétence pour imposer la culture du travail et de la gagne" à Nantes, a-t-il conclu.  

Lors de la conférence de presse, il y a eu aussi des moments de distraction. Halilhodzic a même fait rire l'assistance en racontant son arrivée au club. "Il y a 50 ou 60 personnes dont je dois connaître le nom, le prénom, le surnom... Au début j'ai commencé par apprendre le nom du président et de son fils. C'était le plus simple", a-t-il par exemple glissé. "Après, dans la soirée quand je rentrais dans ma chambre d'hôtel, ils m'ont donné (un trombinoscope). Bon, tout le monde n'est pas beau... Mais moi non plus", a poursuivi Halilhodzic. "Monsieur Franck (Kita, le directeur général du club), hier soir, il m'a proposé un contrat de joueur parce qu'hier il a regardé des cassettes (plus probablement des DVD, NDLR) de mon époque. Malheureusement, c'est fini, c'est trop tard», a encore raconté l'entraîneur. Et le terrain dans tout ça ? Halilhodzic s'est montré bien moins disert sur ce sujet. "Il y a beaucoup de choses à améliorer", a-t-il simplement glissé, estimant cependant que "les joueurs ont plus de qualités que ce qu'ils montrent en ce moment".

 DS

 

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