Journée mondiale de la liberté de la presse: Le journaliste africain face aux défis de l'heure

  • Publié : 03/05/2020 - 11:42 /
  • 329 /
  • 0 Commentaire


Entre intimidation et tentative de corruption, la liberté de la presse a encore du chemin à faire en Afrique. Une nouvelle fois, la presse est à l’honneur. La date du 3 mai vient rappeler à l’opinion internationale et aux différents gouvernants l’importance de la libre circulation des informations et la nécessité de respecter les professionnels des médias. Mais à la date d’aujourd’hui, sommes-nous en mesure d’affirmer que la presse en général et celle sportive est libre en Afrique ?

Le thème retenu par les Nations Unies pour cette édition de Journée Mondiale de la Liberté de la Presse est "Le journalisme sans crainte ni complaisance". Mais dans un milieu où circulent beaucoup d’argent, les risques d’intimidation, de corruption sont légions. Dans le contexte africain où les organes manquent cruellement de moyens tant matériels que financiers pour fonctionner, sont-ils suffisamment indépendants pour s’exprimer librement sans avoir à tenir compte de plusieurs facteurs, dont les principaux sont financiers et " que dira l’autorité ?" Le journaliste africain pour la plupart du temps ne vit pas de son métier. Les conditions de travail sont telles qu’il est obligé de survivre au jour le jour. La crainte de ne pas avoir son gagne-pain quotidien, et la peur de perdre son boulot orientent constamment ses écrits. Sa libre expression dépend de beaucoup d’aspects pour être totale. Les quelques rares qui sortent du lot et font face à l’autorité sont brimés.

« Le journalisme subit aujourd’hui de nombreuses pressions de la part d’acteurs qui tentent de s’accaparer ou d’intimider les médias afin d’entraver les journalistes dans leur travail quotidien et, ce faisant, d’influencer la circulation de l’information. Simultanément, à travers le monde, des individus mettent en place des stratégies efficaces pour faire face aux menaces anciennes et récentes qui pèsent sur l’indépendance des médias, » peut-on lire sur le site des Nations Unies. Une déclaration poignante qui passe au peigne fin la situation de la presse sportive africaine.

Le journalisme en Afrique a encore du chemin dans sa liberté. Le thème de cette année 2020 devrait faire réfléchir plus d’un.