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DES BLEUS HÉROÏQUES MADE BY DESCHAMPS

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Par Yannick Kenné

Pogba, Varane, Umtiti, Kanté, Mbappe… cette génération dorée est désormais inféodée à son architecte bâtisseur, qui a su imprimer sa marque dans ce groupe de gamins surcotés, en prenant parfois des décisions très critiquées, mais qui se sont avérées efficaces au finish.

Ce soir du 30 juin là, après son éclatante victoire en huitième de finale sur l’Argentine de Lionel Messi, 4-3, la France conquérante et explosive, donnait de moins en moins du grain à moudre aux exégètes du football français. Les jeunes loups aux dents acérées, venaient de séduire le monde entier par leur jeu chatoyant et léché face au finaliste du mondial 2014. Côté spectacle, Kylian Mbappe assurait avec à la clé un doublé, son tout premier en coupe du monde ; Kanté rassurait dans l’entrejeu en s’incrustant dans toutes les initiatives personnelles de Messi ; Pavard et Hernandez prenaient la pleine mesure de leurs tâches défensives, et désormais offensives.

Les Bleus confirmaient là leur statut de favoris du tournoi, en battant en brèche toutes les critiques consécutives à leur qualification sans conviction au second tour. Depuis lors, les joueurs de Didier Deschamps ont carburé face à l’Uruguay en quart, ont assuré l’essentiel face à la Belgique en demie, et ont atteint les cimes en obtenant le Graal face à la Croatie en finale. Un parcours construit crescendo, par des jeunes avides de victoires et déterminés à écrire leur propre histoire en lettres d’or, et surtout à mouiller le maillot pour leur entraineur, Didier Deschamps, l’architecte bâtisseur de ce groupe conquérant.

La griffe Deschamps

Le technicien français, désormais sacré en tant que joueur et entraineur, a tout le mérite de cette victoire finale. Il n’a jamais faibli face aux critiques, même pas lorsqu’il a décidé de composer sans Karim Benzema avant l’Euro 2016, alors que le Madrilène était au top de sa forme et venait à peine de remporter la Ligue des Champions. Deschamps a en effet choisi d’écarter de son chemin, tous ces joueurs de forte personnalité, à l’image de Mathieu Valbuena, et dans une moindre mesure de Dimitri Payet, qui auraient été des durs à cuire dans son vestiaire. Il a certes dirigé un groupe chamarré de joueurs presqu’anoblis dans leurs clubs respectifs, de par leurs performances et leurs qualités intrinsèques, mais l’ancien entraineur de Porto a avant tout fait confiance à de doux agneaux, mus par la réussite d’un projet, débuté au lendemain de la Coupe du monde 2014.

Hugo Lloris, Raphaël Varane, Blaise Matuidi, Paul Pogba, Olivier Giroud et Antoine Griezmann, sont les seuls rescapés de cette épopée foireuse au Brésil. Deschamps s’est appuyé sur ces cadres pour en faire la colonne vertébrale de son équipe, et la même a constitué le socle des Tricolores à l’Euro 2016, ce jusqu’au mondial russe, panachée avec l’arrivée de prodiges à l’image de Mbappe, Pavard, Hernandez, Umtiti ou encore Kanté, dont leur première participation à la coupe du monde est non seulement un coup d’essai, mais un coup de maitre.

 

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