CAN 2019-Ambroise Oyongo Bitolo à AFU : «Conserver le trophée ! »

  • Publié : 19/06/2019 - 20:56 /
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Le latéral gauche de Montpellier faisait partie de la cuvée victorieuse de la CAN 2017 il y a deux ans au Gabon. Un premier titre dans sa carrière avec les Lions indomptables, et des moments fabuleux qu’il souhaite revivre sous la tunique vert-rouge-jaune lors de la CAN 2019. La sélection est en bref séjour à Yaoundé, et avant de quitter le pays pour l’Egypte, le défenseur de 27 ans s’est confié à AFU sur l’état d’esprit, la préparation avec le staff technique et surtout sur l’ambition des champions d’Afrique tenants du titre.

 

De Yaounde , Par Yannick Kenne
AFU : Comment te sens-tu à quelques jours désormais du coup d’envoi de la CAN ?
 Oyongo Bitolo : Je me sens bien, surtout avec la préparation qu’on a faite à Madrid et au Qatar. Il n’y a pas que moi. Tout le groupe se sent bien. Il y a du bon rythme et cette cohésion qui grandit.
AFU : Il y a deux ans, personne ne pariait sur le Cameroun, et au bout il y a eu ce trophée. Vous abordez donc cette nouvelle compétition avec un statut particulier. Est-ce que ça vous met une pression particulière ?
Oyongo Bitolo : Au Cameroun, quand vous jouez pour l’équipe nationale, il y a toujours de la pression. 2017 ou 2019, rien n’a changé. Chaque fois qu’on va en compétition, c’est pour défendre les couleurs de notre pays. Il y a toujours cette pression qui est positive, parce que ça nous permet d’être concentrés, et à chacun de donner le meilleur de lui. Il n’y a rien de plus grand que de défendre sa patrie. Pour nous, c’est bien qu’il y ait la pression. On est des grands, et on sait comment gérer cette pression dans une compétition pareille
AFU : C’est quoi votre objectif ? Est-ce que vous, joueurs, regardez dans la même direction que les coachs qui pensent que vous devez ramener le trophée une deuxième fois de suite ?
Oyongo Bitolo : L’objectif, c’est de faire une très bonne compétition, et pourquoi pas de conserver le trophée. Jouer les premiers rôles. Bref, faire la meilleure compétition possible, et de rendre les Camerounais fiers.
AFU : Est-ce que tu as le sentiment d’avoir suffisamment gagné la confiance de Clarence Seedorf depuis son arrivée (août 2018) de sorte à bénéficier d’une place de titulaire indiscutée à ton poste ?
Oyongo BitoloLe football, c’est un métier qui est assez ingrat. Chaque jour que tu te lèves, tu vas à l’entrainement, tu dois prouver. Je ne peux dire que j’ai totalement gagné la confiance du coach, parce qu’il faut le faire chaque jour. Même dans ton boulot, quand tu ne fais pas bien ton travail, on prendra quelqu’un qui le fera mieux. Moi, en ce qui me concerne, je donne toujours le meilleur de moi, non seulement pour gagner la confiance du coach, mais pour progresser aussi.

Dans le staff technique, il y a des anciens joueurs à chaque poste. Est-ce que le coach Jean-Alain Boumsong qui est un ancien défenseur vous apporte un encadrement particulier en tant défenseur ?
Oyongo Bitolo:C’est tous les jours. Je tire un coup de chapeau à tout le staff. Dans le staff, on a des attaquants, des milieux, des défenseurs…, et ça nous permet d’améliorer notre jeu. Et d’avoir ces grand-frères autour de nous qui nous donnent des conseils sur comment jouer, comment aborder un match, franchement, c’est fantastique. Boumsong nous aide beaucoup en tant que défenseur. On progresse beaucoup mieux qu’avant.
En phases de poules, le Cameroun croisera la Guinée-Bissau et le Ghana, que vous aviez rencontrés il y a deux ans. Comment appréhendez-vous ces deux matchs contre des adversaires que vous connaissez déjà ?
Oyongo Bitolo:On le sait déjà, ça sera très difficile. On ne pense pas à la revanche que ces deux équipes voudront prendre contre nous. On pense à faire une belle compétition, à prendre nos trois points pour progresser dans la compétition.
AFU  : La nouvelle de la blessure de Vincent Aboubakar, qui sera absent de cette compétition ne va-t-elle pas affecter l’état d’esprit du groupe ?
Oyongo Bitolo:Personnellement, ça m’a fait mal de savoir qu’il allait nous quitter. Il bossait dur pour revenir et il avait vraiment envie de jouer cette compétition. Il nous l’a dit. C’est quelqu’un que, si on l’avait dans le groupe, je pense qu’il allait apporter un plus. Après, il faut accepter le coup. Aujourd’hui, on a des attaquants qui peuvent le remplacer. Mais je lui souhaite un bon rétablissement, et qu’il nous revienne plus vite.