CAN 2021 OU 2023 LA CÔTE D’IVOIRE, PRISE AU PIÈGE ?

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Sachant que l’Égypte est à rescousse de la CAN 2019 et que le Cameroun et la Guinée amortirons celles de 2021 et 2025, qui donc sera pays hôte de 2023 ? Une équation à deux inconnues qui cherche solution.

 

 

La Confédération Africaine de Football y est presque, voyons. Sur l’un de ses dossiers les plus chauds depuis son arrivé au pouvoir, Ahmad Ahmad est en passe de souffler. Après une com’ mal maîtrisée, le malgache use à présent de la diplomatie. Et ça semble lui réussir.

MOYA DIA

Après une visite guidée au Cameroun le temps d’une campagne présidentielle, Ahmad Ahmad destituait contre toute attente le pays des Lions Indomptables d’une CAN 2019 espérée par tout un peuple le 30 novembre 2018. Homme politique averti et rompu à la tâche, le président de la CAF proposait en mondovision une glissade au sujet des trois prochaines éditions. D’où : la CAN 2021 réattribuée au Cameroun quand celle de 2023 sera l’affaire de la Côte d’Ivoire et son voisin Guinéen se chargera de 2025 tout en mettant en doute l’existence de son dossier.

Désormais loin derrière les propos embellis du genre « La CAF n'a pas de plan B, la CAF n'a jamais réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun. C'est au Cameroun de nous dire « on est prêt » ou « non, on n'est pas prêts », que lançait M. Ahmad Ahmad. La solution de rechange proposée ne sera pas refusée. Lors de son discours à la nation camerounaise le 31 décembre dernier, M. Paul Biya accepta sourire en coin la proposition de la CAF au risque de perdre tous les investissements consentis.

Le dossier de la Guinée un temps disparu des radars et archives de la CAF a été miraculeusement retrouvé puis remis en scène. Au Palais Sékouhtouréya, le président guinéen, Alpha Condé n’a pu résister aux explications du président Ahmad Ahmad. Le peuple de la Guinée sera l’hôte de la CAN 2025 au lieu de 2023. Le marché a été conclu le 6 décembre 2019 en présence d’un invité de marque, Gianni Infantino, patron du foot mondial.

Reste à présent la CAN 2023. Elle, cherche preneur et semblerait logiquement se diriger vers la terre d’Ivoire qui n’a toujours pas encore été conquise à l’idée de ce fameux glissement évoqué par Ahmad Ahmad. Heurtant le mutisme des autorités politiques, la Côte d’Ivoire à travers sa Fédération, a porté l’affaire du glissement devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) en guise de protestation. Sauf qu’en attendant le verdict de la juridiction sportive, la CAF et les autres, le Cameroun et la Guinée, ont fait la paix et même trouvé un accord. Et la Côte d’Ivoire est vraisemblablement contrainte de se plier au souhait de l’institution footballistique qui siège au Caire. D’ailleurs des sources de la présidence ivoirienne signalent que le gouvernement ivoirien aurait ordonné à la Fédé de retirer sa plainte afin de jouer la carte de l’apaisement et du dialogue.

Derrière, Ahmad Ahmad, avant une visite programmée à Abidjan pour négociation, a jeté une folle pression sur Abidjan lors d’un entretien accordé à France 24 mercredi 9 janvier. « Elle (La Côte d’Ivoire) n’est pas obligée d’accepter l’organisation de la CAN 2023 par contre nous, nous sommes obligés de faire ce glissement », a lâché le malgache qui semblerait avoir un double plan B au cas où la Côte d’Ivoire refuserait sa demande. Lui, aurait conclu un deal avec le Sénégal en reconnaissance aux efforts économiques consentis par Macky Sall lors des Caf Awards en cas de rejet des ivoiriens.

La Côte d’Ivoire est à présent prise en sandwich. Entre accepter le glissement de la CAF pour une organisation de la CAN en 2023 et demeurer dans l’adversité en affichant son orgueil et sa fierté pour ainsi perdre l’organisation de « sa » CAN, elle devra opérer un choix qui officieusement semble avoir déjà été fait.

 

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