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Au pays du Champion d'Afrique en titre , la Fédé et la ligue font la loi

  • Publié : 13/09/2020 - 16:46


Pendant que les voisins égyptiens, tunisiens ou marocains sont aux premières loges des coupes continentales de clubs, l’Algérie, elle se cherche encore.

La  commission de discipline de la Ligue de football professionnel vient de frapper très fort  jeudi dernier. Cherif Mellal, le président de la Jeunesse Sportive de Kabylie, le club le plus titré du pays écope d’une lourde sanction: deux ans de toute activité liée au football et la possibilité d’une radiation à vie. Une épée de Damoclès sur la tête d’un président de club qui au-delà, illustre bien les difficultés actuelles du football algérien.

Julien Evegnon 

Le titre de champion d’Afrique glanée par les fennecs lors de la toute dernière CAN apparait aujourd’hui comme un arbre qui cache la forêt: l’Algérie et sa fédération de football sont en pleine tourmente footballistique. Pendant que les voisins égyptiens, tunisiens ou marocains sont aux premières loges des coupes continentales de clubs, l’Algérie, elle se cherche encore.

L’issue finale du championnat algérien saison 2019-2020, aura sans doute laissé des traces et divisé davantage la famille du football. Après 22 journées de disputer sur 30 possibles, le championnat est arrêté pour cause de crise sanitaire lié à la Covid-19. Il ne reprendra d’ailleurs plus. Les membres du Bureau Fédéral de la Fédération Algérienne de Football (FAF) ont décidé de faire du CR Belouizdad, le champion de la saison. Une décision applaudit par certains clubs (pas de relégation en division inférieure), mais rejetée par d’autres à l’instar de la Jeunesse Sportive de Kabylie. La JSK est 4è au classement avec 36 points soit seulement 4 de moins que le nouveau champion. Le Président du club kabyle, manifeste d’ailleurs sa désapprobation à qui veut l’entendre et appelle le président de la FAF Kheireddine Zetchi à rendre son tablier. Le divorce semble dès lors consommé entre les deux hommes. 

Et comme en boxe le plus fort finit par l’emporter, en témoigne cette lourde sanction infligée à Cherif Mellal pour des propos jugées ‘‘d’outrage à la fédération’’ comme pour dire que seule la voix du président de la fédération compte ! Nous parlons là du récent vainqueur de la CAN 2019. Qu’un président de club, pas n’importe lequel, la JSK championne 14 fois dans l’histoire du pays, se fasse virer de cette manière, cela ne ressemble pas à un trophée de guerre.

Il y a bien problème d’autant plus que même la seconde place qualificative pour la prochaine Ligue des champions est sujette à une vive polémique. L’Entente Sportive Sétif estime que la fameuse seconde place aurait dû lui échoir si la Ligue de football professionnelle n’a pas décidé d’accorder les 3 points de la victoire sur tapis vert au MC Alger dans le derby algérois face à l’USMA. Une décision remise en cause par le TAS qui vendredi dernier annule le résultat de ce match. L’étau se resserre autour de la LFP et la FAF puisque L’Entente Sportive Sétif va devoir à son tour recourir au TAS pour arbitrer. Le suspense demeure entier !

L’Algérie sur ce coup,  aurait pu s’inspirer du cas malien. Le Mali voisin pourtant en pleine crise socio-politique a trouvé les moyens d’organiser une phase carré d’As avec 4 clubs pour livrer à la fin un champion incontesté qu’est le stade malien de Bamako. Hélas l’Algérie en avait bien les moyens!

Les jours à venir seront sans doute très déterminants dans la suite à donner à ce bras de fer entre la fédération et la JSK. En réaction, le club assure vouloir épuiser toutes les voies de recours afin de rétablir la vérité. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), comme souvent l’ultime recours. En attendant, l’Algérie et ses deux titres continentaux ne suffisent pas pour faire d’elle un modèle du cuir rond en Afrique. C’est de loin d’ailleurs une curiosité. L’affaire Cherif Mellal n’est peut-être qu’un pavé jeté dans la marre!