Algérie: Djamel Belmadi fête ses 44 ans

  • Publié : 25/03/2020 - 18:16 /
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Aussi bien en Algérie qu’en dehors de son pays d’origine, le 44e anniversaire du sélectionneur de l’Equipe nationale algérienne de football, Djamel Belmadi en ce mercredi 25 mars, n’est pas passé inaperçu.

Plusieurs publications algériennes et notamment des sites spécialisés ainsi que la Confédération africaine de football, sans oublier les réseaux twitter, Facebook et Instagram, ont voulu féliciter le champion d’Afrique Belmadi pour ses 44 ans.

Djamel Belmadi est né à Champigny-sur-Marne  le 25 mars 1976 dans la banlieue parisienne. Il vit et grandit dans le quartier populaire du Bois l'Abbé1. Ses parents sont originaires de Aïn Tedles dans la wilaya de Mostaganem, dans l'ouest algérien. Belmadi possède les deux nationalités : française et algérienne. Il parle français, maîtrise l'arabe, parle couramment l'anglais et possède des notions en espagnol.

Engagé par la Fédération algérienne de football (FAF) pour relancer une équipe nationale aux abois, Djamel Belmadi a réussi là où ses prédécesseurs ont échoué : redorer le blason des "Verts", vainqueurs au mois de juillet dernier avec brio de la CAN-2019 en Egypte aux dépens du Sénégal (1-0).

Et dire que personne ne s’attendait à un tel exploit, d’abord d’atteindre la finale puis soulever le trophée tant convoité, 29 ans après l’unique sacre remporté par l’Algérie à domicile en 1990.

Sous la houlette de Belmadi, le capitaine des Verts Riyad Mahrez et ses compatriotes ont déjoué tous les pronostics, imposant le respect en Egypte jusqu’à porter le "costume" de favori N.1 après l’élimination sans gloire du pays organisateur, du Cameroun, champion sortant et du Maroc.

Et il a été donc aussi normal que logique que Belmadi, déjà vainqueur de la Coupe du Golfe et de la Coupe de l'Asie de l'Ouest avec le Qatar, est le véritable artisan de cette "révolution" en marche, grâce à une méthode efficace qui a permis aux joueurs non seulement de se libérer sur le plan psychologique, mais aussi de retrouver un jeu "à l’Algérienne", chatoyant, avec une "grinta" et une détermination à toute preuve.

Promesse tenue

Le 1e juin dernier, Belmadi, sûr de lui, avait clairement affiché son ambition de remporter le trophée, au cours d’une conférence de presse tenue au centre technique national de Sidi-Moussa (Alger), à quelques jours du départ des "Verts" pour Doha (Qatar), en vue du stage précompétitif.

"Ce rendez-vous ne constitue nullement pour moi une étape transitoire.Personne ne nous interdit d’être ambitieux dans la vie. Il fallait bien changer de discours avec les joueurs et ne pas se contenter de dire qu’il fallait réaliser un bon parcours. Nous avons l’ambition de remporter cette CAN. Je pense que nous avons le droit de viser le plus haut possible, c’est légitime", avait-il déclaré aux médias.

Certains observateurs n’avaient pas hésité à évoquer un objectif "démesuré", eu égard à la présence de l’Egypte, qui jouait devant son public, du Cameroun, du Maroc, ou encore du Nigeria, considérés comme des favoris en puissance

Mais le temps a fini par donner raison à Belmadi, élu meilleur entraîneur de la phase de poules, qui a non seulement tenu sa promesse, mais également permis à cette nouvelle génération de rééditer l’exploit de son aînée par la plus belle des manières.

Et en fin de compte Belmadi a été également élu meilleur coach africain. Ce qui est largement mérité pour ce modeste coach aux grandes ambitions, lui, qui annonce qu’il « veut désormais arracher la Coupe du monde ! ».

Enfin à noter que l’équipe nationale algérienne , cuvée Belmadi, doit confirmer cette embellie dès les prochaines échéances, dans ce qui sera la prochaine mission des "Verts", appelés à éviter les erreurs du passé pour maintenir le cap et s’imposer définitivement dans le gotha du football africain et pourquoi pas dans le gotha mondial.