« AFFAIRE GLISSEMENT CAN 2021, 2023, 2025 » LE GRAND DÉBALLAGE DU COCAN

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Le bras de fer continue entre la Côte d’Ivoire et la CAF. Muet face aux sorties rocambolesques du président de la CAF, le Cocan a, dans une interview accordée aux confrères de Fraternité Matin, livré sa part de vérité sur ce dossier brulant.

 Alors que la CAF souhaite lui attribuer la CAN 2023 après un glissement favorable au Cameroun, remis en jeu pour celle de 2021 et la Guinée en 2025, le Comité d’Organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 (COCAN) a déversé son venin sur le mode de fonctionnement de l’institution dirigée par Ahmad Ahmad « À ma connaissance, la Côte d’Ivoire n’a pas encore été saisie officiellement d’une décision de glissement de notre CAN à 2023. Ce que nous savons en revanche, c’est que le Cameroun a accepté l’offre de la CAF en vue d’organiser l’édition de 2021, c’est-à-dire la nôtre, et que la Guinée vient d’accepter de passer de 2023 à 2025. Ce que l’on peut dire à ce sujet, c’est que la CAF a mis la charrue avant les bœufs", a taclé le dirigeant dans les colonnes de Fraternité Matin. "Avant de proposer notre CAN au Cameroun, il aurait été bon de partager cette décision avec les autorités ivoiriennes. C’était la démarche diplomatique préalable nécessaire à nos relations cordiales » a pesté Lambert Feh Kessé avant de dénoncer la violation de droit de la CAF « Il convient d’indiquer que conformément au droit, un pays déclaré défaillant comme le Cameroun s’expose à de graves sanctions, y compris pécuniaires.

La Caf qui dispose, à cet égard, d’un bloc de légalité comportant des dispositions pertinentes en la matière n’a pas appliqué le droit. Cela est à déplorer ».

Le dirigeant ivoirien qui semble faire corps avec la décision de la Fédération ivoirienne de football de saisir le Tribunal Arbitral du Sport rassure au sujet de la CAN 2021 « Les travaux avancent normalement, tant au plan de la mise en place des investissements que des préparatifs de l’organisation. (…) Il n’y a aucun risque de retard irréversible pour la livraison des ouvrages à bonne date, c’est-à-dire à fin décembre 2020. En ce qui concerne le stade Houphouët-Boigny, les travaux de mise aux normes Fifa, d’extension de la capacité et de couverture des tribunes commenceront, au plus tard, dans trois mois pour ne durer que 16 mois au maximum. Quant à Ebimpé, les travaux de construction du stade olympique sont achevés à plus de de 70%. La durée d’exécution des travaux fixée dans les marchés est de 24 mois au maximum », estime-il puis de tirer la sonnette d’alarme en cas d’échec dans ce duel à distance avec la CAF « Le glissement de notre CAN en 2023 comporte des conséquences qu’il va falloir assumer, notamment en matière de l’image de notre pays à l’extérieur et des surcoûts d’organisation et d’entretien des infrastructures qui auront été créées. Dans quel état un stade construit en 2020 se trouve-t-il en 2023 ? Il va falloir assurer la maintenance des installations et l’entretien de l’édifice et cela a un coût ».

Presqu’attestant qu’il n’aura pas le choix que de se plier à la décision de la hiérarchie, Lambert Feh Kessé a tenu à préciser « La décision d’accepter ou non la proposition de la CAF revient au président de la FIF et, en dernier ressort, au gouvernement et au président de la République. Malgré les frustrations que la situation actuelle entretient, la compréhension de la position de chaque partie et le dialogue finiront par prévaloir. Faisons confiance à nos autorités qui prendront des décisions dans l’intérêt de notre pays, en fonction des contraintes auxquelles elles pourraient être confrontées » a-t-il reconnu.

Une visite du président de la CAF à Abidjan dans les prochains jours devrait décanter la situation et faire taire enfin toutes les rumeurs au sujet de cette CAN 2021 en passe de devenir 2023.

 

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