Mahrez ou le syndrome de Messi

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Impuissant, Riyad Mahrez n’a pu éviter la déroute de l’Algérie face au Bénin lors de la 4è journée. Inexistant comme presque toujours en sélection, le joueur de Manchester City a étalé son incapacité à conduire une nouvelle fois les siens vers le haut à l’image d’un certain Leo Messi en sélection d’Argentine.Pendant combien de temps l’on va tolérer ses prestations bien en deçà de sa valeur sous le maillot Algérie ? S’en était de trop mardi au stade de l’Amitié à Cotonou.

Moya Diabaté

Entrée en cours de jeu (62è) face au Bénin, Riyad Mahrez, n’a à aucun moment impacté le jeu des Fennecs. Le public sportif algérien, lui, commence à en avoir ras le bol. En Algérie, le foot n’est pas à prendre à la légère. Surtout l’équipe nationale. Elle fait partie de ces constantes de la nation. Lorsqu’on revêtit le maillot Vert, il faut être en mesure de le mouiller convenablement. Et quand on s’appelle Mahrez, on doit assumer son statut de star. Tant sur le terrain que dans le vestiaire. Un statut de leader que l’ancien maestro de Leicester peine à assumer en sélection nationale.

Incapable de pouvoir changer le visage d’une formation presque à la peine, Mahrez est à coup sûr le premier sur le banc des accusés au moment de faire le décompte de ses éliminatoires. L’Algérie, bien qu’étant à la tête du groupe D, n’est pas à l’abri d’une surprise lors de ses qualifications. 

Comme la Pulga avec l’Albiceleste, Mahrez marche sur le terrain.Il a considérablement du mal à porter les Fennecs. Un point de comparaison limpide avec le quintuple Ballon d’Or argentin qui a n’a jamais répondu présent avec l’Argentine. En effet, chez les Fennecs, c’est l’implication du Citizen qui inquiète grave. Entre son manque de combativité et la peur de prendre une frêle blessure, il n’y’a qu’un pas. Un constat bien dommage pour les nombreux supporters des Verts. En voyant Mo Salah rayonner avec les Pharaons Égyptiens, eux, rêvent à coup sûr de voir Mahrez mettre son talent au service de l’Équipe nationale d’Algérie. C’est à penser qu’il y a deux Mahrez. Celui qui joue en Premier League et celui qui vient faires des petites piges pour son pays l’Algérie.

Dans sa zone technique, le nouveau patron des Fennecs, Djamel Belmadi a pu se rendre compte des carences de sa formation mais surtout de son apôtre technique, Riyad Mahrez. Il y’a urgence, il faudra être audacieux pour apporter des choix forts en laissant sur le banc des joueurs cadres et faire confiance à ceux qui en veulent vraiment. Le sélectionneur des Verts devra dès à présent prendre ses responsabilités et faire des choix forts en tapant lourdement du poing sur la table.